Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

Recherchez Ici

Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 00:00

"Cocorrico ! " dans les médias à l'occasion de la publication des résultats du recensement 2005. "Tout va très bien Mme la Marquise, tout va très bien."  
Regardons ça d'un peu plus près.


Une population qui augmente.

Nous sommes aujourd'hui 62,9 millions, soit 2,7 de plus qu'en 1999. Cette croissance est en grande partie due à un taux de fécondité parmi les plus haut d'Europe. "Cocorrico !"
La population française devrait donc continuer à augmenter ces prochaines années, essentiellement par sa croissance démographique puisque l'immigration est de plus en plus contrôlée.


La question de l'immigration.

L'immigration sera, le note Libé, une bouée de secours pour certains pays européens à la natalité insuffisante (les 2/3) qui pourraient perdre sans elle des centaines de milliers, voir des millions d'habitants comme l'Allemagne.
La France ne devrait accueillir que 1,6 millions d'étrangers d'ici 2030 contre 3,6 pour l'Espagne ou 5,2 pour l'Allemagne.

1,6 millions, ce n'est pas grand chose, mais est-ce que cela sera suffisant ? Car ce n'est pas seulement la population totale qui compte, mais aussi le rapport entre les actifs et les autres. Or à ce rythme là, nous aurons en 2050 pratiquement autant de retraités (23 millions) et de mineurs que d'actifs (25 millions). Les prévisions statistiques sont intraitables.
Je voudrais croire que, dans le futur, notre pays sera tellement bariolé que cela ne posera aucun problème, que l'on saura enfin accueillir dignement ces nouveaux venus...

Grande perdante annoncée, la Pologne devrait souffrir d'une natalité défaillante et d'une émigration importante.

A noter également, ce qu'aucun article n'évoque une émigration très importante des jeunes diplômés français. Combien reviendront une fois qu'ils auront fait leur vie loin de la France ? Une bonne quinzaine de mes amis sont dans ce cas.


Inégalités géographique.

Si la population française croît, ceci n'est pas homogène.

La répartition entre régions est très inégale au bénéfice des régions du littoral méditéranéen et atlantique. Grande championne, le Languedoc-Rousillon (+1,43% par an), suivi par Midi-Pyrénées (+ 1,15 %), mais l'essentiel de cette croissance est due au solde migratoire (respectivement +1,34% et +1,04%). La chanson ne dit pas si leur faible croissance naturelle est due à une mortalité importante ou à une natalité faible...

Localement non plus, cette croissance est aussi inégale avec l'explosion du périurbain. Dans les années 90, cela concernait 15 km autour des agglomérations. On va aujourd'hui beaucoup plus loin pour avoir SA maison à la "CAMPAGNE".


Le problème du logement.

Ces dernières années ont été marquées par une construction importante de logements : plus de 300 000 / an soit 1,9 millions entre 1999 et 2005 dont 1,7 de résidences principales.
Et pourtant, cela semble insuffisant car l'augmentation de la population couplée à la réduction de la taille des ménages nécessitent un besoin plus important.

En 1999, 60,16 M d'habitants  en ménage de 2,4 représentaient 25,07 M de ménages et donc (plus ou moins) autant de logements.
En 2005, 62,9 M d'habitants en ménage de 2,31 nécessiteraient 27,23 M de logements.
Il fallait donc 2,16 M de logements en plus et non 1,7.

La part des logements vacants a eu beau diminuer, ce n'est pas assez. On a donc là une des raisons qui expliquent la hausse spectaculaire de l'immobilier de ces dernières années.



Revue de presse:

Douce France, cher pays de la petite enfance
Deux millions de logements de plus en France de 1999 à 2005
Accélération de la construction de logements ces dernières années, selon l'INSEE
Les «rurbains» toujours plus nombreux
L'immigration au secours de l'Europe
Les leçons du recensement
Bilan démographique 2005 de l'INSEE

Deux nouveaux articles très sympthomatiques :
Une certaine déception de la France
«Aux Etats-Unis, l'immigré est une force»

Partager cet article

Repost 0
Published by Benoît Lanusse - dans Médias
commenter cet article

commentaires

PaysageMan 28/01/2006 14:02

Je réagis à "jus de crâne". Un peu méprisant, quand même. Car je crois bien que c'est le lot de chaque humain de communiquer en fonction de ce qu'il a en mémoire et des liens qu'il peut y faire. L'étude de ces phénomènes complexes se regroupe autour des Sciences Cognitives (je propose un lien sur mon blog, mais vous pouvez chercher sur la toile!), et ça fait un peu peur, d'ailleurs...

Pour poursuivre sur le jus de crâne, une phrase que j'ai relevé sur un blog (http://lavitanuda.canalblog.com), dont je ne peux cependant pas affimer l'authenticité car la source n'est pas citée:
"(Cf. Patrick Le Lay expliquant que le métier de TF1, c’est de rendre disponible le cerveau du spectateur aux annonceurs, qui sont eux les vrais clients de la chaîne. On ne saurait être plus clair !)"

En tous cas, c'est ce que je pense moi des grands médias nationaux...

Pour en revenir au commentaire dit "jus de crâne" par le platane, oui, moi je le trouve simplet/simpliste (pardon de le dire !!), encore faudrait-il que je lise les ouvrages cités...
Cependant, la modularité des espaces bâtis n'est pas à négliger pour l'avenir, comme les "nouvelles" normes de Haute Qualité Environnementale (lien sur mon blog !) correspondant à des objectifs de Développement Durable (lien aussi!).

Oliv'

Benoît L. 25/01/2006 09:41

Bon, bon Eric, il va falloir que je m'y mettes, mais faut d'abord que je finisse l'article que j'ai en gestation.Pour rappel, j'avais fait un premier article sur la densité (www.chezbelan.com/article-919820.html).

DUSSIER 25/01/2006 02:29

La densité est un sujet passionnant, qui n'a franchement rien à voir avec le débat sur l'évolution ("modularité" (?) ...) énoncée plus haut en matière de maison individuelle. Oui en maisons de ville, on peut trouver de l'habitat individuel dense car étagé sur plusieurs niveaux comme souvent dans les villages magnifiques d'organisation spatiale sur des pitons rocheux ou des collines escarpées, mais cela n'est sans doute pas ce que voulait dire "Gildas".Si j'osais je suggérerais à notre ami BELAN de lancer le débat sur ce sujet, de citer quelques textes de références en la matière, et notamment les récentes (enfin ...) approches sur le vocabulaire, la quantification, l'usage et la symbolique de la DENSITE. Il y a là une voie de réflexion, d'action, et de propositions tout-à-fait créatives, originales et contributives aux préoccupations d'économie de foncier que nous rencontrons tous les jours.

le platane 24/01/2006 00:54

pardon de le dire, mais pour moi, le dernier commentaire est du pur "jus de crâne".Dire que la maison (individuelle,) est "modulaire", c'est ne pas dire grande chose à propos de densité.Certes, on pourra compter qu'ajouter un garage pour la 3ème voiture, ce sont des m2 supplémentaires sur une parcelle. Mais ça ne sera jamais de la densification au sens de la lutte nécessaire contre l'extensification dramatique d'une agglo comme Toulouse.Je ne connais guère d'exemple d'individuels ajoutant des étages pour transformer son pavillon en R+4.Pour traduire en langage vulgaire :le pékin moyen ne créé pas la densité, seuls les promoteurs en "produisent" (et ce sont rarement les habitants des R+4 qui achètent ces "produits").Vous noterez que je limite volontairement mon propos à R+4, qui passeraient presque pour des immeubles de grande hauteur aujourd'hui à Toulouse...Au-delà, on ne construit pas à Toulouse (sinon quelques bureaux). Au contraire, on démolit, sous prétexte que ce serait le mal absolu (cf le Mirail, un des quartiers les moins denses de Toulouse)

gildas 23/01/2006 23:57

Quand arrivera-t-on à bien poser la demande non pas individuelle mais personnelle?Une tres belle question? Peut etre le jour ou l architecte interviendra dans la construction massive de logments individuels... Sans sacraliser la constructionCar ce qui est interessant dans les maisons aujourd'hui, c est leur modularite. Meme si le pavillon n est pas "heureux" pour toutes les raisons que l on sait et que la loi (la SRU notamment) a paradigmatisé (excusez moi pour le mot), leurs habitants font vivre ces maisons avec eux. Extension, destruction de cloison, amenagement interieur et exterieur... La maison evolue...Le tissu dense ne se crée pas, il se produitCe n est pas donné, c est un processus.C est bizarre de voir que ce sont des types comme PANERAI, qui dans un livre sur le projet urbain montre l evolution et la densification du tissu de Versailles, qui soit repris dans un discours sur la densite, qui voit cela comme un fait que l on doit etablir instantannements'il ya qqch a faire, c est offrir la possibilité de la densification. Et limiter les espaces constructible (c est vrai qu avant l extension etait limité de fait par les moyens techniques)La DENSITE est le MOTIF d'un PROCESSUS : LA DENSIFICATION

Articles Récents