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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

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Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 12:54

Un jeu de mots pas si innocent

Quel beau jeu de mots si lourd de sens, de douleurs.
On s'aperçoit en effet que, sous prétexte de lutter contre les mariages blancs et contre l'immigration clandestine, le durcissement des lois et des pratiques administratives produit des situations choquantes où les individus sont broyés par la machine administrative, leur intimité violée, l'étranger considéré comme un délinquant, des personnes placées dans des centres de rétention, parfois avec des enfants.
Je suis également attéré par ces personnes "ni expulsables, ni régularisables à qui l'on empêche de travailler, de construire leur vie.
Beau tableau pour un pays qui se targue encore d'être le "pays des droits de l'Homme".

Beau jeu de mots me direz-vous mais quel rapport avec la ville, sujet de ce blog ?
Le premier est que, pour moi, la ville ne se peut s'entendre sans la cité. Il y a beau avoir des lois, des réglements, des emballements médiatiques et administratifs, cela ne dispense pas notre conscience et notre capacité de choix. Dans quelle société, dans quelle cité souhaitons-nous vivre ?
Le second est le rapport de ces personnes "au ban public" à l'espace collectif qui n'est plus synonyme de vie, mais d'abord d'insécurité. Vous trouverez ci-dessous un témoignage poignant d'une jeune femme, mariée depuis 5 ans à un sans-papiers, qui explique combien elle est angoissée chaque fois que son mari a du retard pour rentrer chez eux (d'autres vidéos).




"Bals des Amoureux au ban public"

En cette Saint-Valentin, je voudrais donc vous signaler une belle initiative avec l'organisation de "Bals des Amoureux au ban public" à Lyon, Montpellier ou encore à Béziers.
Dans toute la France, des centaines de couples mixtes déchirés par des histoires de papiers vont fêter ce soir à leur manière la Saint-Valentin. Le collectif des Amoureux au ban public organise bals et rassemblements pour informer sur les situations éprouvantes vécues par les Français(e)s et leurs conjoint(e)s sans papiers. Fiancé(e)s expulsé(e)s avant le mariage, étrangers mariés attendant en vain un visa pour rejoindre leur moitié en France, tracasseries en mairies, etc.

 

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Je souhaite une joyeuse Saint-Valentin à tous les amoureux et, particulièrement, à ceux qui se retrouvent au "ban public".

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Spéciale dédicace pour DianeB, amoureuse des bancs publics :

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Published by Benoît Lanusse - dans Actualites
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commentaires

DianeB 14/02/2008 15:34

Bojour Benoît, merci pour la dédicace... Le jeu de mot est évidemment utilisé ici à bon escient... être au ban de la société, au ban public, devient alors l'exact contraire du sens qu'on donnerait à cette expression othographiée différemment !... Parce qu'ils vivent dans la crainte, les amoureux des bans publics ne peuvent pas "se foutrent pas mal des regards obliques des passants honnêtes"... ils ont du mal à parler du lendemain... Je salue l'initiative , et l'auteur de ce blog de l'avoir évoquée ! C'est bien la première fois à mon goût que l'événement de la saint valentin sera porteur de sens ! Cordialement, Diane

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