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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

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Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 18:36

Présentation

"Ma recherche explore la réalité urbaine que l’on ne regarde pas ou plus, prise dans ce qu’elle a de plus ordinaire. Elle puise son inspiration notamment dans les travaux des situationnistes qui soutenaient que la réalité pouvait être merveilleuse à condition qu’on la cherche dans la vie quotidienne.
Mon parti pris est de proposer une lecture de la ville, dans un contexte où le réel et l’imaginaire en viennent à s'articuler l'un sur l'autre."
 

C'est par ces mots que David Cousin-Marsy commence pour expliquer le parti pris de son travail de photographe.

Des réflexions qui ne sont pas très éloignées de celles que j'ai pu développer ici (Vies et lieux de vie, Changement de musique, Question de perception, etc.) ou rapporter comme celles de Bruit du Frigo.
Des réflexions et un travail que je vous invite donc à découvrir sur
Vu en Ville.

A noter que David souhaite utiliser son regard aussi comme outil pour des projets réels (voir plus bas).


Petites illustrations

Voici trois photos issues de trois séries différentes (Projet Villes invisibles, Empty espaces et Tranches de vie, tranches d'immeubles).

    

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Parti pris de David
 

Ma recherche explore la réalité urbaine que l’on ne regarde pas ou plus, prise dans ce qu’elle a de plus ordinaire. Elle puise son inspiration notamment dans les travaux des situationnistes qui soutenaient que la réalité pouvait être merveilleuse à condition qu’on la cherche dans la vie quotidienne.

Mon parti pris est de proposer une lecture de la ville, dans un contexte où le réel et l’imaginaire en viennent à s'articuler l'un sur l'autre.

La ville réelle s’est construite sur des désirs qui au fil du temps sont devenus des souvenirs qui se sont sédimentés. Cette ville dont les formes sont héritées : rues , quartiers, limites n’est pas pour autant figée dans son développement. Elle se densifie, s’étend, on la dit tentaculaire, multipolaire, morcelée… Insaisissable dans sa globalité, chacun y définit ses propres repères, y investit ses propres espaces. La ville réelle ne peut alors s’appréhender que par fragments.

Cette composante réelle de la ville, Je l’aborde comme un simple dispositif visuel, dépouillée de ses valeurs culturelles et sociales, de ses usages et fonctions. Le protocole de prise de vue  emprunte au langage de la peinture et privilégie le plus souvent la frontalité, la composition des images joue sur des effets de surfaces, de seuil, d'aplatissement, de croisements de lignes pour arrêter le regard, rendre lisible ce qui était dilué dans la quotidienneté et inviter le spectateur à une reconstruction.

La ville imaginée est la composante invisible de la ville réelle, elle en constitue son épaisseur et peut-être même sa condiiton.  C’est un contre-espace au coeur de lieux familiers, qui naît à partir de désirs, de souvenirs personnels, d’émotions ou de parcours individuels. C’est un espace de subversion, dans le sens où il offre une échappatoire à l’ordre établi par la ville réelle.

Aborder la ville sous l’angle de l’invisible bouscule ainsi notre mode d’appréhension et notre compréhension quotidienne de la ville. Il s’agit de faire du quotidien une expérience sensible, où l’ordinaire ne va plus forcément de soit. Un espace qui paraissait sédimenté dans son histoire, figé dans les représentations collectives, dilué dans sa quotidienneté peut à nouveau nous interroger, être porteur d’autres possibilités, d’autres devenirs.

En parallèle de ce travail d'auteur, je souhaite collaborer avec des architectes et des urbanistes. Je propose d’utiliser l’image photographique comme outil de projet partagé,  pour accompagner des démarches de concertation et de sensibilisation des habitants à leur environnement, dans le cadre de projets d'aménagement et de renouvellement urbains, pour :
- favoriser la participation des habitants, diversifier leur expression, les associer aux travaux des intervenants (urbanistes,architectes, paysagistes, techniciens de la ville...),
- favoriser une approche sensible de l'urbain,
- donner à voir autrement leur cadre de vie quotidien aux habitants, pour ouvrir les débats, créer de l'échange et du lien social.
- révéler les potentiels des espaces vides ou délaissés."

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Published by Benoît Lanusse - dans Médias
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