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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

Recherchez Ici

Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

5 mai 2005 4 05 /05 /mai /2005 00:00
 

 

 

 

Merci à Alain Renk, de l'agence Host, qui m'a envoyé un exemplaire de son livre suite à son passage sur ce blog.
Il était normal que j'en rende compte ici.

 

 


Le livre..

Simple la ville? Sûrement pas, considère Alain Renk.
Organiser la ville, programmer démesurément son évolution la rendrait incapable de s'adapter aux aléas.

Elle est, pour lui, un organisme vivant composé d'une multitude de régimes dynamiques qui, s'ils peuvent donner une impression "chaotique", appartiennent néanmoins à une organisation extrêmement complexe.
Comme pour l'image connue du battement de papillon qui pourrait provoquer une tempête à l'autre bout du monde, A. Renk juge que ceci est tout à fait analysable si l'on possède des outils adéquats.

L'objectif n'est plus alors de concevoir et construire la ville, mais de lui laisser la possibilité d'évoluer et de tirer partie de cette capacité au changement, pour influencer et guider son histoire par de micro-interventions.

Restent à développer des outils originaux.
Pour mener recherches théoriques et expérimentations pratiques, l'auteur a créé l'agence Host constituée de personnes engagées dans des univers différents (la recherche scientifique sur le chaos, la programmation pour les jeux vidéos, le marketing du luxe, la réalisation de documentaires culturels, la géopolitique pour l’humanitaire, la stratégie de marques et la direction artistique pour la mode.).


Mon avis.

Ce n'est pas parce que ce livre est court (60 pages) qu'il se lit comme du petit lait.
Très conceptuel (ce qui n'est pas mon fort), intervenants multiples, il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois, et encore, je n'ai pas honte de dire que certains passages restent obscurs.

Mais ce n'est pas en choisissant le confort que l'on avance.
Or, c'est sûr que planifier l'évolution d'un territoire pour les 10 prochaines années... et laisser les acteurs locaux se débrouiller, notamment les petites communes, est une attitude confortable pour un urbaniste.

Comme Alain Renk, je me méfie des projets figés.
Venant de l'Industrie, je vous ai d'ailleurs déjà parlé de ma conviction qu'un projet urbain doit être géré pour évoluer et s'adapter.

Et si vous êtes convaincu, comme moi, que le plus grand nombre doit participer au projet urbain, il faut, en plus, être simple, sans être simpliste, pour rendre compte de cette complexité.

Complexe la tâche de l'urbaniste? Assurément!


Alain, tiens-nous au courant!

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Published by Lanusse - dans Médias
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commentaires

Benoît L. 09/05/2005 21:52

1. Cette "crise identitaire" me laisse un peu de marbre.
Pour les non connaisseurs, face à l'hétérogéneité des parcours (et des compétences) des intervenants dans l'urbanisme, certains voudraient qu'à l'image des architectes et des ingénieurs, il existe un ordre des urbanistes.
Pour moi, le titre ne fait pas la compétence.
Lorsque je suivais ma formation d'ingénieur, je privilégiais clairement certaines points, y compris para-scolaires, car je considérais que ma priorité était de me former, pas de suivre un moule (cela m'a d'ailleurs créé quelques problèmes).
Je pense que l'hétérogénéité est aussi une richesse. Après, la pratique est le reflet de la compétence ou de son absence.

2. Ce que je regrette, c'est qu'il n'y ai pas un suivi systématique de l'évolution d'un territoire après avoir travaillé dessus.

Cela existe des fois car fréquemment, le même cabinet va quelques temps après s'occuper de l'aménagement du centre bourg, d'une zac, d'une contruction,...
Je comprends aussi qu'un cabinet a des contraintes économiques et que suivre des communes après un contrat a un coût.

Mais, en tant que professionnel, il me semble essentiel d'avoir un regard critique sur son travail (méthodes de tavail, préconisations, ...).
Cela peut passer par des questionnaires de satisfaction après l'étude. On peut aussi imaginer d'inclure dans la réponse à un appel d'offre pour un plu, une étape-bilan quelques années après son adoption.
Une telle démarche de qualité me semble importante pour le professionnel (finit-on un jour d'apprendre?), mais aussi pour les élus dont un certain nombre sont conscients de l'importance de l'urbanisme dans leur projet de territoire. Et je pense que certains sont prêts à payer un petit peu plus cher un accompagnement de qualité.

Olivier Laloux 06/05/2005 13:31

"laisser les acteurs locaux se débrouiller, notamment les petites communes, est une attitude confortable pour un urbaniste."

Encore faudrait il que les élus locaux reconnaissent ce qu'est l'urbaniste. Bien peu y font appel, préférant, architectes ou ingénieurs...,quand bien mêmel'urbaniste constitue un rouage essentiel du développement de l'urbanité. Attitude qui ne fait qu'amplifier la crise identitaire que connaît actuellement la profession.

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