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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

Recherchez Ici

Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 10:46

Un petit tour au Salon de l'immobilier de Toulouse

Le week-end dernier, se tenait le Salon de l'immobilier de Toulouse.
Petit tour dans une machine à rêves ... et à business.


Du business pour tout le monde

Les prix dans l'immobilier augmentent, il paraît.
Pas étonnant, car l'immobilier, c'est comme pour l'or, la ruée.

Tous les professionnels du secteur n'étaient pas là, mais beaucoup étaient représentés parmi la centaine d'exposants :
- les promoteurs,
- les lotisseurs,
- les constructeurs de maisons individuelles,
- les agences immobilières,
- les banques,
- les conseils en investissement et en défiscalisation,
- quelques architectes spécialisés dans la maison individuelle,
- certains institutionnels,
- la presse régionale et/ou spécialisée.

Tout le monde était sur son 31 et prêt à accueillir le chaland.


Des promoteurs aux aguets

Parmi eux donc, une grosse vingtaine de promoteurs dont certains sont nos clients.
J'ai donc passé l'essentiel de mon court passage à faire le tour de leurs stands.

Les stands

 Plusieurs écoles :
- il y a ceux qui communiquent sur un nombre important de projets quand d'autres en montrent peu parce qu'ils en ont peu ou qu'ils préfèrent montrer les plus beaux (y compris certains qui ne vont pas se faire comme le Groupe ...) ou qu'ils préfèrent communiquer sur leur nom
- il y a ceux qui utilisent de superbes affiches, de belles vidéos d'images de synthèse, de magnifiques maquettes et ceux qui mettent peu en valeur leurs projets
- il y a ceux qui ont un stand comptoir et ceux qui ont aménagé, au sein du stand, des lieux d'intimité pour discuter d'une démarche qui n'est pas neutre : l'achat d'un logement.

L'accueil A peine marquez-vous un temps d'arrêt devant un stand que, systématiquement, une gentille personne attentionnée venait vous demander si vous souhaitiez des renseignements.
Je n'ai pas eu la patience de me faire passer pour un acheteur potentiel, mais j'ai échangé quelques mots avec certains.
Là aussi, il y avait plusieurs écoles :
- certains n'avaient visiblement que des commerciaux quand, chez d'autres, des reponsables opérationnels étaient présents
- les commerciaux ne forment pas une masse uniforme, il y a les jeunes et les expérimentés, ceux dont les dents raillent le sol, les distingués et les mal fagotés, ceux qui savent vous parler d'un "logement" et ceux qui vous vendrez aussi bien un aspirateur high tech, ceux qui connaissent leurs dossiers et ceux qui baratinent sur du vide, etc.
Les projets Rares étaient les projets vraiment intéressants qui donnent envie d'y vivre. La plupart de ceux-ci correspondaient aux projets de la ZAC d'Andromède, opération de prestige. Les quelques autres étaient, en général, situés à Toulouse même. Ces projets étaient tous mis en valeur par une maquette ou une vidéo.
Après, il y avait un certain nombre de projets, "corrects", qui, visiblement, correspondent à des programme d'accession à la propriété.
Egalement tout un ensemble de projets "bateaux" typiques de la défiscalisation (collectifs R+2 avec toi 4 pentes, maisons doubles sans charme).
Enfin, il y a tout ceux que l'on affiche pas, mais que l'on présente à l'acheteur potentiel quand on discute de ses moyens et de ce qu'il recherche.

Mais, au final, je serai curieux de savoir qui "vend" le plus : les gros ou les petits.


L'image

Il y a une image qui m'a profondément marqué et que je garde de ce passage : les files de famille qui s'étiraient, avec leurs rêves, devant les stands des banques.


Une réalité pas si rose

Peut-on encore devenir propriétaire ?


C'est la question que posait Sud-Ouest lundi, mais on pourrait la formuler aussi autrement cette question : Doit-on encore devenir propriétaire ?
J'y reviendrai sûrement dans un autre article.

En attendant, voici le témoignage d'un jeune (25 ans) qui souhaite devenir propriétaire et qui s'aperçoit qu'il faudrait qu'il s'éloigne assez loin (plus de 20 km) pour donner vie à son rêve d'une petite maison au milieu de sa parcelle. 
"C'est vraiment décourageant !"
"Il faut monter dans le train" pense néanmoins un notaire (étonnant, non ?) qui juge que cela reste, quoi qu'il puisse arriver, un placement intéressant.

Petite nuance cependant avec ces deux articles parus aujourd'hui sur les prêts immobiliers :
-
Crédit immobilier : négocier un bon taux devient plus difficile, nous informe Le Figaro
-
Prêts immobiliers à risques ... Menaces sur la compagnie New Century, peut-on lire sur Batiweb. Que vont devenir alors les personnes qui ont souscrit un prêt ?

Et celles qui ont acheté des biens surévalués pour défiscaliser et qui ont du mal à trouver des locataires acceptant des loyers bien plus chers que le marché ?
L'autre jour, c'était un article de la Dépêche sur Agen, où un "heureux" acheteur était obligé de passer le loyer de son T3 de 550 à 440 € en offrant les deux premiers mois et en ne demandant qu'une petite caution (1/2 mois).
Lundi, un filet dans la Dépêche signalait le cas d'une nouvelle résidence à Carcassonne où seuls 11 des 90 logements sont loués...
Et, le lendemain de la publication de cet article, la Dépêche fait sa Une sur ces résidences qui cherchent des locataires.

Pendant ce temps là, on manque de logement social.

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Published by Benoît Lanusse - dans Comprendre
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commentaires

anarchange 10/03/2007 18:51

encore un article salutaire cher ami!Bien à vous, la lutte pour le logement continue :p

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