Introduction

La responsabilité des "fabricants de ville"

"Les bons fabricants de ville, élus, urbanistes, architectes, paysagistes, rajoutent dess choses les unes aux autres, regardent autour d'eux, sont attentifs à ce qui est déjà là, à ce qui se trouve dans son voisinage. Ils ne laissent pas le privé confisquer les trottoirs sans limites, ils préservent l'espace public, ce vide gratuit, autant qu'ils le peuvent. Ils sont précautionneux, un peu prudent peut-être, minutieux sur les détails. Ils se soucient des petites choses : les vues qu'ils créent, les courants d'air, l'ensoleillement, les ombres portées. Ils s'interrogent sur le beau, ils ne le considèrent pas comme un luxe. Ils le partagent. Les bons sont modestes. Ils acceptent de regarder les gens vivre. Et ils corrigent le tir s'il le faut. Ils ont une morale en somme. Ils ne racontent pas aux gens des sornettes sur le bonheur."

C'est par ces mots magnifiques que Sibylel Vincendon termine son livre, "Petit traité des villes à l'usage de ceux qui les habitent".
Je ne sais pas si je suis un "bon fabricant de ville", mais c'est dans cet esprit que le professionnel militant que j'essaie de travailler. Et ce n'est pas facile.
 

 

Nov. 2008

 

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txt&mus

Dimanche 23 janvier 2005 7 23 01 2005 00:00

J'ai trouvé amusant l'idée de Fred de reprendre le questionnaire de Proust et d'en détourner les questions pour le faire coller à l'univers professionnel. Et voilà donc mes réponses à cet auto questionnaire...


- L'entreprise "idéale" pour vous :
Porteuse d’un projet et d’une philosophie, plaisir et engagement de ses membres


- La qualité que vous appréciez chez un responsable :
Ambition dans la qualité du travail


- Le défaut que vous n'aimez pas :
Se prendre trop au sérieux


- Ce que vous appréciez chez les collègues :
Disponibilité


- Et ce que vous n'aimez pas :
Les querelles de personnes


- Votre plus grande réussite professionnelle :
Avoir choisi de suivre mon chemin.

C’est plus tortueux et long que je ne le pensais, mais je n’ai aucun doute car je suis ainsi fidèle à ce que je suis.


- Votre plus grand échec professionnel:
Pas de grands échecs d’un point de vue professionnel car mes différentes expériences ont, pour l’instant, été placées sous le signe de la réussite.

Une déception néanmoins : que l’on ne me donne pas plus souvent l’occasion de défendre mes candidatures en entretien.


- Le plus beau compliment qu'on vous ait fait :
 « Si dans 2/3 ans, vous changez d‘avis et souhaitez revenir à l’Industrie, contactez-nous. »

M. Guinaudeau, ancien PDG de Ratier-Figeac (1000 salariés), à la fin de mon stage ingénieur

-> Aucune chance (voir au-dessus), mais les différents compliments reçus alors m'ont touché par leur force (voir mon rapport)


- La pire des choses qu'on vous ait dite :
 « Tu poses trop de questions aux élus »

-> Une conception du rôle de l’urbaniste que je ne partage pas.


- Les entreprises que vous appréciez :
Je viens de postuler dans un cabinet qui visiblement partage un certain nombre de mes réflexions (voir l’introduction à gauche).

Je vous la présenterai une fois leur processus de sélection terminé ; que je sois choisi ou non.


- Les fautes professionnelles pour lesquelles vous avez le plus d'indulgence :
Pas beaucoup d’indulgences pour les fautes professionnelles.

Pour les erreurs, oui. C’est humain, on en fait tous.


- Les petits riens qui vous désolent :
La rigueur oui, le rigorisme non.


- Les petits riens qui font du bien :
Les échanges de connivences.


- Le comble du bonheur en entreprise :
Voir se concrétiser des projets et partager alors le plaisir de leurs porteurs et de leurs bénéficiaires.

Apprendre.


- Le comble de la misère en entreprise :
Ne pas se donner les moyens de l’ambition affichée.

S'ennuyer.

 
- Enfin, ce que vous aimeriez que vous futur employeur vous dise, le jour de votre arrivée :
 « Heureux de vous compter parmi nous »
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Mercredi 8 décembre 2004 3 08 12 2004 00:00

"Je m'en allais dans les bois

Parce que je voulais vivre sans hâte

Vivre, intensément,

Et sucer toute la moelle de la vie

Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie

Pour ne pas découvrir, à l'heure de ma mort

Que je n'avais pas vécu"

 

Poème cité dans "Le Cercle des Poètes disparus"

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Mardi 7 décembre 2004 2 07 12 2004 00:00

"Ella está en el horizonte.

Me acerco dos pasos,

Ella se aleja dos pasos.

Camino diez pasos 

Y el horizonte se corre

Diez pasos más allá.

Por mucho que yo camine,

Nunca la alcanzaré.

¿Para qué sirve la utopía?

Para eso sirve: para caminar."

 

Palabras andantes

----------------------

Elle était à l'horizon.

Je m'approche de deux pas,

Elle s'éloigne de deux pas.

Je chemine dix pas,

Et l'horizon s'enfuit

Dix pas plus loin.

Pour autant que je chemine

Jamais je ne m'en rapprocherai.

A quoi sert l'utopie?

A ceci elle sert: à cheminer.

Traduction par mes soins (je sais mon espagnol est en train de s'oxyder)

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