"Les bons fabricants de ville, élus, urbanistes, architectes, paysagistes, rajoutent dess choses les unes aux autres,
regardent autour d'eux, sont attentifs à ce qui est déjà là, à ce qui se trouve dans son voisinage. Ils ne laissent pas le privé confisquer les trottoirs sans limites, ils préservent l'espace
public, ce vide gratuit, autant qu'ils le peuvent. Ils sont précautionneux, un peu prudent peut-être, minutieux sur les détails. Ils se soucient des petites choses : les vues qu'ils créent, les
courants d'air, l'ensoleillement, les ombres portées. Ils s'interrogent sur le beau, ils ne le considèrent pas comme un luxe. Ils le partagent. Les bons sont modestes. Ils acceptent de regarder les
gens vivre. Et ils corrigent le tir s'il le faut. Ils ont une morale en somme. Ils ne racontent pas aux gens des sornettes sur le bonheur."
C'est par ces mots magnifiques que Sibylel Vincendon termine son livre, "Petit traité des villes à l'usage de ceux qui les habitent". Je ne sais pas si je suis
un "bon fabricant de ville", mais c'est dans cet esprit que le professionnel militant que j'essaie de travailler. Et ce n'est pas facile.
"Urb-VO" est un concours inter-universitaire de vidéos sur l'urbanisme organisés par deux étudiants de l'Institut d'Urbanisme de Grenoble, Pierre Renault
et Benjamin Hecht.
Pour cette première édition, les thèmes abordés étaient libres et se devaient d’apporter des éclairages aussi pertinents que possible au regard de la problématique du concours “les
perceptions de la densité“.
11 vidéos venant de France et d'Espagne ont été soumises au public et au jury qui ont eu le même jugement.
Prendre en compte le risque naturel ou technologique dans la ville, apprendre à le
garer, c'est d'abord revenir sur une histoire urbaine : comment et pourquoi les hommes ont-ils décidé de s'installer ici, dans un site exposé aux éléments naturels, comment l'expansion de la
cité a-t-elle conduit à développer de nouveaux quartiers à proximité d'un site industriel ?
La compréhension de cette histoire permettra de s'interroger sur les capacités
d'évolution de ces lieux souvent dépréciés, parfois guettés par la paupérisation, auxquels leurs habitants restent pourtant viscéralement attachés.
Ce sera alors l'occasion de faire preuve d'inventivité en proposant de nouvelles
fonctions et une nouvelle image à ces territoires.
Le séminaire organisé le 27 février 2009 par le Pôle régional d'échanges sur le
développement et l’aménagement en Midi-Pyrénées (PREDAT) a permis, en s'appuyant sur trois éclairages complémentaires et en croisant les points de vue des chercheurs et des praticiens, de
partager les expériences et d'engager le débat sur un thème au cœur des préoccupations de notre société.
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En traitant de la question des mobilités, ce séminaire du Pôle régional d'échanges sur le développement et
l'aménagement en Midi-Pyrénées (PREDAT) aborde une des caractéristiques majeures des sociétés contemporaines : les circulations, les flux, les déplacements y sont toujours plus nombreux et
variés. Ce constat invite à reconsidérer nos manières d'analyser les territoires en général, les modes de vie ou les activités économiques en particulier. Il pointe aussi, de manière de plus en
plus prégnante, les impacts environnementaux des mobilités.
Organisé à partir des réflexions croisées de praticiens de l'urbanisme et de l'aménagement, et de chercheurs, ce séminaire propose différents
éclairages. Les mobilités y sont interrogées à partir d'enjeux sociaux, économiques et environnementaux à différentes échelles et dans divers contextes urbains.
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Plusieurs interventions et ateliers afin d'essayer d'aborder différemment ces questions de mobilités : Faut-il (se) partager l'espace pour vivre ensemble ?
Comment les politiques d'aménagement permettent-elles d'agir sur les coûts de la mobilité ?
Dans quelle mesure les questions de mobilités peuvent-elles être sources de fractures pour les territoires et leurs habitants ?
Etc.
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