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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

Recherchez Ici

Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 20:02

Politique de la ville

 

Avancée de la réforme

Il y a quelques mois, j'évoquais la réforme de la politique de la ville en cours ("une réforme extraordinaire de l'ordinaire ?"). Aujourd'hui, le projet de loi est au Parlement. Même si un certain nombre de points nécessitent d'être clarifiés, notamment concertnant la participation des habitants (voir communiqué de l'IRDSU), le projet met toujours l'accent sur une meilleure mobilisation des politiques de droits commun avec des crédits spécifiques et supplémentaires pour des quartiers prioritaires revus et moins nombreux.


Pour les déterminer, une méthode de carroyage (la France a été divisée en carreaux de 200 m sur 200 m) a permis d'établir la carte de la concentration de la pauvreté. Les quartiers où plus de la moitié des habitants vit avec moins de 11.250 euros par an sont les nouveaux quartiers prioritaires, en ville comme à la campagne. 

Et ceci a fait apparaître sur les radars de nouveaux quartiers comme des centres-villes paupérisés de villes moyennes ou des petits ensembles dans les grandes agglomérations.

Au final, les quartiers prioritaires devraient passer de 2300 à 1300 et les villes concernées de 890 à 690 dont 100 nouvelles.

La liste définitive n'est pas encore connue, mais déjà certains noms sortent, notamment dans cet interview de François Lamy dans le Journal du Dimanche.

 

Parmi les 100 communes qui entrent :
Dax (Landes), Villeneuve-sur-Lot (Lot et Garonne), Joigny (Yonne), Dinan (Côtes-d'Armor), Issoudun (Indre), Sochaux (Doubs), Coulommiers (Seine-et-Marne), Le Bourget (Seine-Saint-Denis), Pont-Saint-Esprit (Gard), Uzès (Gard), Guéret (Creuse), Auch (Gers), Ronchin (Nord), Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), Pont-Sainte-Maxence (Oise), Gardanne (Bouches-du-Rhône), Privas (Ardèche).


Parmi les 300 qui sortent :
Anglet (Pyrénées-Atlantiques), Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), Granville (Manche), Vitré (Ille-et-Vilaine), Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Palaiseau (Essonne), Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), Sceaux (Hauts-de-Seine), Yerres (Essonne), Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), La Ciotat (Bouches-du-Rhône), Saint-Raphaël (Var).

 

A Grigny, la ZSP combat la délinquance en col blanc

Voici un article de la Gazette des communes assez révélateur de ce qui pourrait être une mobilisation nouvelle des politiques de droits commune prévue dans la réforme.

En effet, suite à une mobilisation des acteurs locaux, dans le cadre de la nouvelle zone de sécurité prioritaire a commencé une travail la fraude immobilière (marchands de sommeils, agences immobilières, notaires, squats, etc.). Comme l'indique le maire de Grigny, ces dossiers étaient jusqu'ici ignorés alors qu'ils sont une donnée importante puisque la commune accueille la dans ce qui est la deuxième plus grande copropriété d'Europe (5000 logements !)

 

 

Un peu de sociologie

 

Une intervention intéressante de Marie-Christine JAILLET

Selon elle, une société de plus en plus individualisée, des modes de vie de plus en plus complexe, de nouveaux besoin de réassurance sociale et un ensemble urbain matriciel pose la question suivante : "Comment une société d'individus fait société dans la ville ?"

 


MarieChristineJaillet par agenceauat

 

Des allers, des retours. Chroniques périurbaines 

Un film instructif sur les arbitrages des familles dans leurs déplacements quotidiens en milieu périurbain. Plus d'infos.

Produit par l'Agence d'urbanisme de l'agglomération rennaise et l'Institut pour la ville en mouvement, dans le cadre du projet

Textes et Interviews : Eric Le Breton (dont je vous ai plusieurs fois parlé), Bruno Le Corre

Images et montages : Richard Volante

Voix off : Jean-Pierre Artur

 

Regards d'enfants

Deux articles sur Métropolitiques partant des pratiques des enfants... et de leurs parents.

Les enfants : révélateurs de nos rapports aux espaces publics

La mixité dans les quartiers gentrifiés : un jeu d’enfants ?

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 17:31

C'est l'intéressante thèse défendue par Philippe Moati, économiste, dans le livre du même nom. Nous serions en train de passer d'un modèle fordien de commerce de masse (désaffection progressive des supermarchés et centres commerciaux) à un commerce basé sur un service de plus en plus personnalisé (e-commerce, nouvelles superettes en centre-ville, drives, etc.).

Alors que nos politiques urbaines ont toujours eu du mal à penser et à agir sur la place du commerce dans nos territoires, allons-nous encore avoir un train de retard ?

 

Quatrième de couverture

"A quoi riment toutes ces cartes de fidélité qu'on nous propose sans cesse ? Pourquoi tous ces "bouquets" de services qu'offrent banques, compagnies de téléphone, opérateurs multimédias ? Internet permet-il vraiment d'"acheter mieux" ? Comment s'y retrouver entre marques de distributeurs et producteurs qui ouvrent directement boutique ? Comment expliquer, par exemple, le succès de Nespresso et que nous vend-on réellement ?

Toute notre vie quotidienne est bouleversée à petits pas par une "nouvelle révolution commerciale" dont Philippe Moati met au jour les grands axes. D'un commerce naguère surtout préoccupé d'écouler efficacement des produits selon une logique industrielle de masse, on passe ainsi à des mécanismes visant à mieux répondre à des attentes plus personnalisées. Et, désormais, les biens servent souvent surtout de prétextes ou de supports pour nous vendre des services. Au-delà de la restructuration du secteur du commerce de détail, c'est l'architecture des marchés léguée par les Trente Glorieuses qui se trouve ainsi redéfinie. Pour autant, peut-on dire que "le client est roi " ?

Pour mieux comprendre comment, déjà, nous achetons : les stratégies des grands groupes révélées au grand jour."

 

En savoir plus

"Un risque de friches commerciales d'ici quelques années", interview sur ObjectifNews (article)

Analyse sur le site Sciences Humaines (article)

Interview sur France Inter (audio, à partir de la 32')

Interview sur BFM (vidéo)

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 16:21

Ce mardi est présentée la réforme de la politique de la ville à destination des quartiers en difficultés.

Les solutions proposées par le ministre de la ville, François Lamy, relèvent pour beaucoup du bon sens, de la rationalisation des moyens et d'une meilleure coordination. Celle-ci repose ainsi sur un principe qui me semble essentiel : passer d'une politique spécifique « faussement extraordinaire » à un retour des politiques publiques « ordinaires » dans ces territoires délaissés.

 

Cette stratégie rejoint certaines réflexions développées ici, et notamment dans les articles suivants : « Ce qui serait extraordinaire serait d'améliorer l'ordinaire » et Droit de votes, citoyenneté et politiques publiques.

 

Voici une réforme qui peut être extraordinaire... si elle ne reste pas au milieu du gué car les écueils et les résistances seront sans doute nombreux, notamment à cause des recentrages budgétaires demandés.

Trois élections permettront de juger de la pertinence des politiques nationales et locales mises en œuvre : 2014 – 2017 – 2020.

 

L'analyse complète (5 pages).

 

Documents officiels :

- Le relevé des décisions

- Le dossier détaillé

 

Edit :

- La visite de Jean-Marc Ayrault à Clichy-sous-Bois vue par le Bondy Blog

- Stéphane Gatignon : sortir les banlieues d’une vision misérabiliste pour entrer dans le droit commun

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:21

Il y a quelques mois, je vous présentais la démarche BIMBY de densification douce du tissu pavillonnaire.

Ce sujet sera d'ailleurs abordé dans mon livre : "Des projets immobiliers si simples et si compliqués" et "BIMBY - Construis dans mon jardin !".

Par ailleurs, à l'initiative de l'APUMP (Association des Professionnels de l'Urbanisme de Midi-Pyrénées), est en train d'émerger un projet de programme régional d'actions pour une appropriation et une diffusion dans notre région.

 

 

Quelques ressources pour aller plus loin

 

 

 

Pourquoi ils aiment BIMBY ?


Lors du séminaire de clôture, des interviews ont été réalisés et progressivement mis en ligne sur le site BIMBY.

Voici les trois premières dont celle de l'auteur de ces lignes.

 

Pourquoi ils aiment Bimby ? #3: "Les élus sont très réceptifs" from Bimby on Vimeo.

 

Pourquoi ils aiment Bimby ? #1: "Un urbanisme qui n'a rien à voir avec ce qu'on a fait ces 30 dernières années" from Bimby on Vimeo.

 

Pourquoi ils aiment Bimby ? #2: "certainement l'avenir de la fabrication urbaine" from Bimby on Vimeo.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 17:54

Il y a plus de 6 ans, j'évoquais le projet de thèse de Boris MAYNADIER et je m'aperçois que je n'ai pas parlé du résultat de son travail, soutenu depuis un moment déjà (heureusement pour lui).

 

L'illusion de vendre des images de villes

Dans celui-ci, il montre combien sont vaines de nombreuses tentatives qui assimilent la ville à un quelconque produit qu'il suffit de couvrir de toutes les vertues possibles et inimaginables. Et de ce point de vue là, nous ne sommes guère épargnés de campagnes ridicules, "hors sol", de collectivités qui croient attirer ainsi "la classe créative" chère à Florida.

Non seulement, l'image d'une ville, d'un territoire se construit autrement, mais, en plus, celle-ci apparaît relativement accessoire dans le choix d'implantation d'une personne.

Ce que montre en effet Boris MAYNADIER, c'est que le choix d'implantation dépend d'abord des projets de vie que l'on peut ainsi réaliser et des attaches personnelles dont nous disposons.

 

Un marketing pour quoi faire alors ?

Cette thèse permet de découvrir pour des béotiens du marketing que la gestion d'une marque peut aller au-delà de la vente d'un produit en étant un mode d'organisation du sens qui se construit dans le temps.

Ainsi, s'il y aurait quelque chose de possible pour un territoire, ce serait d'abord d'offrir un cadre de sens ouvert reliant les institutionnels, les entreprises et les habitants de partager.

Mon préféré : IAMSTERDAM.

 

La thèse en son

Pour en savoir plus, je vous recommande d'écouter son interview dans l'émission Homo Urbanicus du 12 novembre.

 

Se procurer la thèse

Si vous voulez lire cette thèse, je peux prêter l'exemplaire offert par Boris ou vous pouvez l'acheter ici :


branding the city-copie-1

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 08:57

"Education populaire", quel drôle de nom.

 

Voici bien un terme qui doit paraître bien abscons au plus grand nombre. Il fleure bon le "Front populaire", le christianisme social, mai 68, bref de vieux trucs.

Mais qu'est-ce donc ?

 

L'éducation populaire est un vaste courant de pensée qui vise à permettre à chacun de s'éduquer tout au long de sa vie, hors des systèmes traditionnels d'enseignement (ce n'est pas "l'Education Nationale"), afin de permettre à chacun de s'épanouir dans sa vie et de trouver sa place dans la société.

Elle ne se limite pas à des connaissances académiques, mais est conçue comme l'occasion de développer les capacités de chacun à vivre ensemble, à confronter ses idées, à partager une vie de groupe, à s'exprimer en public, à écouter, etc.

Bref, vous l'aurez compris, c'est relativement "dangereux" et "subversif", surtout quand cela vise à permettre à chacun de participer au débat public.

 

Et ceci fait clairement partie de mes références (je dois beaucoup, directement et indirectement, à l'Education populaire), de mes convictions et de mes objectifs quand j'écris "Vulgarisation et médiation, un enjeu pour débattre et agir" et que je me lance dans mon projet de livre ("Pourquoi ce livre ?").


 

"L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu !"

 

Ce constat est celui de mademoiselle Christiane Faure, une haute fonctionnaire, instigratrice de politiques culturelles de l'Education populaire après la deuxième guerre mondiale.

Ce constat est le point de départ d'une superbe "conférence gesticulée" de Franck Lepage, de la scop "Le Pavé".

 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 08:43

Droit de vote des étranger et campagne électorale

 

Ces derniers mois, est revenu dans le débat public la question d'accorder ou non le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales.

 

On en a parlé à la fois :

- beaucoup :

il a souvent été fait mention de cette mesure et ce d'autant plus qu'elle est apparu relativement clivante

- beaucoup trop :

certains n'ont pas hésité à l'utiliser sans vergogne comme un chiffon rouge en jouant sur la peur de l'Autre, pour ne pas dire plus

- peu :

nombre de « défenseurs » officiels en parle le moins possible de peur de cliver, que cela soit vu comme clientéliste ou, à l'inverse, de ne pas tenir une nouvelle fois cette promesse

- trop peu :

des bons arguments, ainsi certains mélangent ce sujet avec d'autres qui sont liés à l'Histoire et n'ont rien à voir. Ce n'est pas une question liée à un passé collectif, mais bien à un présent individuel : la reconnaissance qu'un individu participe à la vie de la cité et a donc droit de s'exprimer lorsque les représentants de la cité sont choisis.

- jamais :

d'une raison essentielle, selon moi, à savoir que le droit de vote aux élections locales doit être plus représentatif de la citoyenneté locale réelle pour mieux orienter les politiques publiques. Et ceci dépasse la question du vote des étrangers car elle interroge aussi la pertinence de l'échelon communal.

 

 

Droit de vote et politiques publiques

 

Niveaux de citoyenneté et prise en charge des problèmes

Toute élection se déroule sur un territoire avec un corps électoral qui ne correspond pas à l'ensemble des personnes concernées. Certains n'ont pas l'âge, d'autres n'ont pas la nationalité, d'autres ne sont pas électeurs sur ce territoire.

Les élus prennent leurs décisions en prenant en compte non seulement les personnes concernées, mais avant tout le corps électoral et en particuliers leurs électeurs. Il peut donc y avoir pour eux plusieurs niveaux de citoyenneté et donc plusieurs niveaux de prise en charge de leurs problèmes.

 

L'exemple des zones urbaines sensibles

Plusieurs rapports de la Cour des Comptes ont ainsi montré que, contrairement à ce qui était affiché, il n'y avait pas forcément plus de moyens mis réellement sur les zones urbaines sensibles.

 

Ainsi, dans un article récent (Écoles : les moyens attribués renforcent les inégalités), le Monde expliquent que l'Etat et les collectivités ne jouent pas leur rôle.Financements politiques publiques en fonction du vote

Pour l'Etat, d'un côté on affiche une politique de « Zone d'Education Prioritaire » (crédits spécifiques, taux d'encadrement supérieur), de l'autre on affecte les enseignants les moins expérimentés. Résultat : l'Etat investie plus d'argent pour un élève dans les beaux quartiers qu'en ZEP. 

Mais nous retrouvons le même biais au niveau local, comme j'ai pu l'observer lors de mon travail sur l’ingénierie financière de la politique de la ville dans l'agglomération bordelaise en 2004. Un voyage scolaire est organisé dans un établissement classé en ZEP, il est bien affiché qu'il  est financé avec des crédits estampillés « politique de la ville ». Qu'en est-il dans les autres quartiers ? Pas d'inquiétude, ceux-là aussi reçoivent un financement des collectivités sur les crédits courants.

Et, il en est de même pour les autres secteurs d'interventions publiques.

En résumé, on pourrait schématiser ainsi la répartition de l'investissement public : les crédits spécifiques compensent des crédits courants proportionnellement moindres et ne servent donc pas à donner des moyens supplémentaires pour ceux qui en ont le plus besoin.

 

L'une des raisons, selon moi, est que ces différents quartiers n'ont pas le même poids électoral. D'une part, les non-inscrits et les abstentionnistes sont souvent plus nombreux dans les milieux modestes et, d'autre part, certains habitants étrangers n'ont pas le droit de vote.

L'inégalité du droit de vote biaise l'action publique.

 

Élections municipales à l'échelle communale

Les mêmes difficultés de juste prise en charge des problématiques existent avec l'échelon communal des élections locales.

En effet, une commune appartient à un bassin de vie duquel beaucoup de ses usagers viennent : ils y passent quand ils se déplacent, ils y travaillent, ils utilisent ses commerces et équipements publics, …

 

Or, comme ces usagers ne votent pas pour élire les élus municipaux, ces derniers privilégient de manière très forte dans leurs décisions leurs habitants / électeurs.

Avec un risque très fort que ces choix se fassent au détriment d'un meilleur fonctionnement du territoire pour tous ses usagers.

Un bon exemple est la desserte minime en transport en commun des zones d'emplois un peu partout en France tandis que les lignes font de multiples détours dans les zones d'habitat pour répondre aux demandes des uns et des autres.

 

 

Communautarisme ?

 

L'argument « massue » des opposants au droit de vote des étrangers est qu'il y aurait un risque de communautarisme.

Mais est-ce que le système actuel des élections municipales n'est pas lui fortement communautariste et même clientéliste ?

Est-ce qu'il ne pose pas de vrais problèmes d'égalité des citoyens et de pertinence de l'action publique ?

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 20:54

Vulgaire vulgarisation

Comme la notion de compromis, celle de vulgarisation peut avoir un sens relativement péjoratif.
Vulgariser, ce serait traduire en langage « vulgaire » des connaissances au risque, en étant trop simpliste, de dénaturer leur noblesse (sous-entendu réservée à quelques uns).
Un texte compréhensible par tout le monde ? Des exemples tirés de la vie quotidienne ? Quelle vulgarité !
Quant au vulgarisateur, ne serait-il pas le plus souvent un "scientifique manqué" ?

Le Larousse donne la définition suivante, plus neutre, de la vulgarisation : « Action de mettre à la portée du plus grand nombre, des non-spécialistes des connaissances techniques et scientifiques. »
Vulgariser serait donc, même en permettant à certains de s'élever quelque peu, une action de diffusion, essentiellement descendante, d'apport de connaissance.



Médiation peu médiatisée

La notion de médiation est souvent réduite à la gestion des conflits.
Mais, elle est aussi utilisée, de manière plus confidentielle, au sens de la médiation culturelle qui désignerait, selon Wikipedia, "en sciences de l'information et de la communication, l'espace de relations entre des publics et des expressions artistiques, des patrimoines, des connaissances, des moments, des « objets culturels », etc."

En fait, la médiation peut être considérée de manière générale comme une pratique ou une discipline qui vise, par l'interposition d'un tiers, à faciliter la communication.
Elle peut donc être transversale et co-construite.



L'enjeu d'une connaissance partagée

Dans mon article « Introduction à la pensée complexe d'Edgar MORIN », j'évoquais trois questions de Jean-Louis Le Moigne : "Qu’est-ce que la connaissance ? Comment est-elle constituée ou engendrée ? Comment apprécier sa valeur ou sa validité ?"
Ce qui est en jeu en fait à travers ces notions de vulgarisation et de médiation, c'est bien une certaine conception de la construction de la connaissance.
Est-elle irréfutable et édictée par quelques uns ? Ou bien est-elle mouvante et discutable par les citoyens ?

Mon sentiment est que, sans une connaissance partagée par le plus grand nombre, il ne peut y avoir de réels débats et donc des choix de faits.
Pour cette raison, je considère la vulgarisation et la médiation comme des actions nobles et essentielles qui nécessitent un réel travail pour rendre accessible et relier.

Mais comment faire quand on ne souhaite pas se limiter à un champ restreint mais discuter de la complexité d'une domaine large comme l'évolution des territoires ?

A suivre...

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:29

Encore un travail de recherche succeptible de réinterroger notre vision de certains territoires : après le périurbain décrié mais non pensé, peut-on avoir un périurbain métropolitain intégré ?

 

 

Soutenance de la thèse de Séverine BONNIN-OLIVEIRA le vendredi 23 mars 2012, à 14h, à l'Université de Toulouse II-Le Mirail, au Château

 

Résumé

La périurbanisation, bien que décriée, a longtemps été oubliée des politiques publiques. Ce travail interroge l'évolution des modalités de la gestion métropolitaine, la place qu'y prennent les espaces périurbains et les recompositions territoriales induites. La réflexion est menée dans l'aire urbaine toulousaine dont les dynamiques sont appréhendées par une analyse statistique des évolutions sociétales, une étude de la documentation programmatique et stratégique et une quarantaine d'entretiens auprès d'acteurs de la scène métropolitaine et locale. Elle a pu mettre en évidence l'intégration des espaces périurbains à la réflexion métropolitaine et la capacité de leurs acteurs à se saisir des outils et cadres territoriaux à leur disposition pour dépasser leur statut de sous-espace urbain au profit d'un rôle à part entière dans le devenir métropolitain. En même temps qu'elles accompagnent cette promotion métropolitaine, ces recompositions territoriales ouvrent la voie à une diversité de trajectoires périurbaines.

 

Mots clés

Périurbanisation, planification, recompositions territoriales, aire urbaine toulousaine

 

Jury

Francis Beaucire, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (rapporteur)

Eric Charmes, Directeur de recherche, CNRS, Université de Lyon / ENTPE (rapporteur)

Martine Berger, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (présidente)

Laurence Barthe, Maître de conférences, Université Toulouse 2-Le Mirail (examinatrice)

Jean-Paul Laborie, Professeur émérite, Université Toulouse 2-Le Mirail (examinateur)

Lionel Rougé, Maître de Conférences, Université de Caen (examinateur)

Marie-Christine Jaillet, Directrice de recherche, CNRS (directrice de thèse)

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 07:58

Un peu de lecture pour Noël

 

Voici la thèse de Lilian LOUBET dont j'avais déjà signalé le travail il y a quelques mois (dont son article "Le maire et le citoyen à l'épreuve de la complexité intercommunale").

Une recherche intéressante pour comprendre la complexité du fonctionnement d'une intercommunalité à travers la notion d'apprentissage de ses acteurs.

Si cette recherche est consacrée aux maires de l'agglomération toulousaine, nul doute qu'elle est de nature à éclairer non seulement la situation dans d'autres agglomérations, mais aussi des mécanismes qui ne concernent pas seulement les élus, à commencer par les fonctionnaires dont je fait partie.

 

Pour les intéressés toulousains, je vais imprimer une version papier pour la lire que je pourrai prêter après et nous nous retrouverons sûrement autour d'un verre avec Lilian Loubet pour échanger en début d'année.

 

 

Présentation succinte

 

Le développement de l’intercommunalité donne lieu à des recompositions territoriales et gouvernementales majeures. Les élus se confrontent alors à l’exercice complexe de la coopération et à la définition d’un projet territorial. Il s’agira d’étudier la coopération intercommunale au regard des apprentissages (techniques, politiques et territoriaux) opérés par les maires. Ce propos est illustré par l’étude de l’agglomération toulousaine qui, fragmentée en trois communautés d’agglomérations ou urbaine, donne à voir des territoires plus ou moins avancés dans le mouvement d’intégration communautaire. A cette occasion, plus de 80 maires, ainsi que des responsables techniques, ont été interrogés.

 

Mots clés : Maires - Intercommunalité - Complexité

 

 

Lire la thèse

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