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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

Recherchez Ici

Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 14:31

Intéressante campagne de la Prévention routière.
Dans la même ligne que "
La rue est à nous ... tous !", celle-ci rappelle que la rue, ce n'est pas seulement une juxtaposition de territoires où chacun est maître chez lui.
On a souvent tendance aujourd'hui à aménager des rues où les usages sont séparés, mais ce n'est pas réalisable, ni souhaitable partout. Or, à force de vivre séparés, on ne sait plus comment vivre ensemble.
Les infrastructures sont une chose, mais l'essentiel reste avant tous NOS usages comme je vous l'avais expliqué dans mon article "
L'usage, l'urbanisme des habitants".

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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 20:11

Ah les lotissements !
Un mode d'aménagement plesbicité par tout ceux qui rêvent de leur maison à eux.
Un mode d'aménagement souvent fustigé par les professionnels de l'urbanisme qui condamnent des lotissements repliés sur eux-mêmes, véritables "verrues" urbaines. Et c'est vrai que je pourrais vous donner des exemples par dizaines.

Mais rejeter tous les torts sur l'outil est un facile.
Cette note du CAUE du Tarn rappelle très justement que le lotissement peut être un outil pertinent d'extension urbaine à condition que les communes assument leurs responsabilités.
Que les aménageurs souhaitent maximaliser leur marge en cherchant à réduire au minimum leurs investissements, c'est normal. Mais les communes ne sont pas obligées de tout accepter, elles peuvent très bien exiger certains aménagements.
Encore faut-il avoir un projet et la volonté de le réaliser.
Cela pose aussi la question de l'accompagnement des communes.

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Petit exemple extrait de la note : 

- lotissement type "verrue" (une seule entrée, liens existants ou futurs avec l'environnement coupés). Notez la distance qui sépare deux maisons voisines (chemin en violet).

- lotissement qui crée une transition entre le centre dense et les quartiers périphériques

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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 12:52

(Mise-à-jour le 11/08/06)


Aujourd'hui 21 juin, c'est la Fête de la Musique. La 25ème.
Au fil des ans cette manifestation a pris une ampleur en France et dans le monde.

J'aime beaucoup cette Fête, très populaire où la rue redevient un lieu de rencontre,
un lieu de vie :
- près de   1 000 000 de musiciens dont bon nombre d'amateurs qui nous font partager leur musique, toutes les musiques
- plus de 10 000 000 d'amateurs, de familles, de groupes d'amis entre retrouvailles et découverte
- d'innombrables lieux, des plus classiques aux plus incongrus, deviennent le temps d'une nuit une multitude de scènes

Regardez bien ces lieux ce soir. Regardez les demain.
Entendrez-vous encore la musique ? Votre regard, votre perception aura-t-elle changé ?
Je n'en doute pas car quand notre perception des lieux est souvent influencée par les moments que nous y avons vécu. Et pendant la Fête de la Musique, en général, c'est plutôt des bons moments.

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Voici quelques images qui illustrent mes propos.
Il s'agit d'un groupe de jeunes qui jouaient, sans doute pour la première fois en public, au pied de l'église des Minimes.

Avant

Le 21 juin 2006
vers 18 h 30

Aujourd'hui,
leurs fantômes
habitent
toujours un peu
ce lieu

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Petite dédicace personnelle.

Pour voir mieux l'image, suffit de cliquer dessus.

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 20:35

Il y a quelques semaines, Boris qui prépare une thèse sur le marketing de la ville, m'avait contacté afin d'échanger.
Cette petite soirée avait été très enrichissante car le marketing de la ville peut être bien plus que ce à quoi il est souvent réduit : un matraquage publicitaire lourdiingue sans intérêt.

On devrait remettre ça la semaine prochaine, donc, si cela vous intéresse, n'hésitez pas à nous le faire savoir.

En attendant, je vous invite à aller faire un tour sur les 2 blogs que Boris vient de créer :

Branding the city
pour présenter son travail de thèse

"... Cette étude se concentre sur l'application de la marque à la ville. Comment, pourquoi, dans quelles conditions peut-on considérer la ville comme une marque ?

Les pratiques sont diverses. Trop souvent, l'erreur commise par les acteurs institutionnels est de considérer la ville à la manière d'un produit à vendre ou d'une entreprise. Les tentatives de transposition directes des discours commerciaux restent peu efficaces.

Et pourtant, les villes sont entrées dans une phase de la modernité dans laquelle elles n'ont guère le choix, elles doivent se rendre visible et attractives sous peine d'hémorragie démographique. Bien sûr, cela concerne uniquement les villes qui nourrissent une petite ambition de développement. ..."


Branding
Sur les marques en général

"Faire une marque, c'est créer un univers, créer un monde. Ce monde est composé d'une multitude de choses, d'objets : des 'produits', un logo, mais aussi des valeurs, une personnalité, une culture. C'est un véritable moteur sémiotique. Les marques fortes sont des marques qui ont su créer un univers complexe parce que c'est cette complexité qui rend une marque unique. Tu vois, le métier de la marque est là : créer un monde cohérent, complexe et unique. ..."

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 08:00

Voilà ce que disait l'adage autrefois.
Or avec 410 000 logements mis en chantier en 2005, on n'avait pas autant construit depuis au moins 25 ans.
Alors qu'est-ce qui coince ?


Questions d'offre et de demande

Premier bémol, il ne faut pas oublier qu'un certain nombre de logements sont également détruits, notamment dans les banlieues. De mémoire, il me semble que l'objectif était de 25 000 par an. Ce n'est pas rien.

Comme je vous l'ai déjà également dit lors des chiffres du recensement 2005, la construction d'un nombre important de logements ne veut pas dire que l'on réponde quantitativement à la demande. En effet, la population augmente, la taille des familles diminue, les besoins sont donc toujours plus importants.

Quantité n'est pas non plus synonyme de qualité. Or ces dernières années, de nombreux marchés locatifs locaux ont été désorganisés par l'arrivée massive de produits défiscalisés : qualité très moyenne, loyer très supérieur à la moyenne ont parfois entraîné une vacance importante dans ces résidences malgré une demande importante (Albi, Montauban, Dax, ...) et tirés les prix des autres logements vers le haut. Or, alors que ce mécanisme va être adapté prochainement pour limiter les excès dans les villes moyennes, le boom de ces constructions en 2005 (+10%) me fait craindre que les constructeurs n'est anticipé ce frein en construisant encore plus de ces résidences là où il n'y en avait déjà pas besoin.


Coût de l'immobilier et endettement

Comme l'offre ne satisfait pas la demande, les prix ont bien sûr tendance à augmenter.
Cette vielle loi économique est accentuée par deux phénomènes.

L'augmentation du coût de la construction tout d'abord. Certaines matières premières augmentent fortement (acier, cuivre, ...). De plus, les entreprises du BTP en manque de main d'oeuvre (troublant dans un pays qui a 10% de chômage) ne peuvent suivre donc augmentent le coup de leurs prestations. Quant à la guerre des fonciers, c'est une abberration.

Etre propriétaire à tout prix. Voilà bien un problème majeur pour moi.
En effet, la baisse des taux a convaincu beaucoup de particuliers qu'il valait mieux investir dans un logement que payer un loyer.
Sauf que la durée de leur prêt est de plus en plus longue (20 à 25 ans). Sauf que leur taux d'endettement est de plus en plus important. Sauf que leur logement est de plus en plus loin de leur lieu de travail et que l'essence n'a pas fini d'augmenter. Sauf que le logement consommant une part toujours plus grande de leur ressources, ils sont obligés de limiter leur consommation par ailleurs, ce qui n'est pas très agréable pour eux, mais en plus pénalise la croissance française. Sauf qu'ils ont fait tellement de sacrifices pour acquérir ce logement qu'ils ne sont pas prêts à le remettre en question pour s'adapter à leur situation professionnelle ou personnelle.
Ma conviction est que la situation des ménages se fragilise énormément et que tous les accidents de parcours auront dorénavant souvent des conséquences dramatiques. Rien que sur la région toulousaine, que ce passera-t-il lorsque l'aéronautique, qui fonctionne par cycle, connaîtra quelques difficultés ?


A lire :
La France connaît un boom de la construction exceptionnel sur l'Expansion
« Quand le bâtiment va, tout va »?  sur l'Expansion

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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 00:21

"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé."
Lamartine

"Une ville devient un univers lorsqu'on aime un seul de ses habitants."
Durrell

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10 mars 2006 5 10 /03 /mars /2006 09:08

 C'est l'éternel débat de la poule et de l'oeuf : lequel a engendré l'autre ?
Le lieu crée des usages, c'est certain, mais les usages recréent aussi des lieux. C'est deux là sont indissociables, ils se nourissent, s'influencent mutuellement.


L'urbanisme des élus et des professionnels.

On travaille beaucoup sur les lieux.

On imagine de beaux projets qui vont améliorer la mixité urbaine, les déplacements, les bénéfices des promoteurs, le cadre de vie ... On dessine de beaux projets illustrés par des images alléchantes d'un futur prometteur.
On peut d'ailleurs distinguer sur celles-ci quelques mannequins d'encre et de papier vraiment "heureux" d'être là. J'ai souvent comme un malaise : trop lisses, trop inhumains. "Ahumains" serait plus correct, mais ce terme n'existe pas.

Bien sûr, pour cela, on dépense beaucoup d'argent (si vous saviez le prix d'un malheureux rond-point...).
Parfois avec succès, parfois non.
C'est l'urbanisme des élus et des professionnels.

Les usages, on essaie de les comprendre, de les influencer, de les contraindre.
Personnellement, je crois que l'on utilise pas toujours la meilleure méthode.
En effet, au final, c'est toujours un groupe réduit qui essaie de guider la masse, sans trop la brusquer, sans trop rappeler à chacun de nous sa part de responsabilité collective et individuelle dans le devenir de notre société. Trop risqué électoralement parlant.


Nos choix, nos villes.

Car enfin, un projet de ville, ce n'est pas seulement des dessins, de belles images d'un futur idéal avec des personnes idéales. Un projet de  ville, c'est d'abord un "vivre ensemble".
Or ce "vivre ensemble" ne peut pas être décrété par des élus ou des professionnels comme les urbanistes. On peut servir d'aiguillons, de catalyseurs, mais il ne faut pas surestimer ni nos capacités, ni notre part de responsabilité.

Ce "vivre ensemble", c'est d'abord chacun de nous qui le met en oeuvre, à chaque instant, dans sa vie quotidienne par ses usages.


Quelques exemples en vrac.

Est-ce que cela n'aurait pas "un peu" d'influence sur l'insécurité ET le sentiment d'insécurité si tout le monde faisait l'effort de connaître ses voisins ? On n'est pas obligé de passer sa vie ensemble, mais quand même !

Est-ce que l'on ne gaspillerait pas moins de temps (et de l'argent) si un peu plus de monde utilisait les transports en commun ou s'arrangeait avec le collègue qui habite pas loin pour faire du co-voiturage ? Au lieu de démontrer, tous les jours, la bêtise de notre société avec tous ces automobilistes SEULS dans LEUR voiture ? A-t-on besoin de plus de routes, d'autoroutes, ou juste de réfléchir un petit peu et prendre un peu sur soi ?

Est-ce que cela n'influencerait pas la vie de nos écoles si leurs abords ne se transformaient pas, matin et soir, en rodéo où chaque parent vient chercher SON enfant avec SON auto ? Tout ceci, bien sûr sans prendre 5 mn (largement perdues dans les bouchons ou devant la télé) pour saluer les autres parents d'élèves ou les enseignants.
Est-ce que, quand on habite à proximité, on ne peut plus aller à l'école à pied ou à vélo ?
Est-ce que l'on ne peut pas s'arranger avec ses voisins pour amener et aller chercher les enfants à l'école ? Encore faudrait-il les connaître, c'est vrai.
Est-ce que l'on ne peut pas se garer au parking situé à 100 m, plutôt que se garer sur la route gênant ainsi la circulant et rendant les abords des écoles dangereux pour les enfants ?


L'usage, un acte militant.

Moi, en tant qu'urbaniste, je peux, par exemple, dessiner de jolis abords d'école.  Je travaille d'ailleurs en ce moment sur un projet incluant un groupe scolaire.
Je peux refuser de faire un supermarché scolaire avec son énorme parking ou un Mc Drive scolaire où les voitures défilent. Je peux prévoir un parking, plus modeste, mais sûr et un autre, un peu plus loin, qui ne serve pas juste à l'école. Je peux réserver un espace pour que les parents puissent discuter tranquilement et un autre pour que le petit dernier joue en attendant son aîné. Je peux mettre trois arbres et deux bancs.
Je peux, à dessein, promouvoir certains usages, mais, au final, c'est vous qui allez faire cet espace par vos usages.

Or ce que je voudrais vous faire prendre conscience, c'est que nos actes de la vie quotidienne ont une influence, non seulement, sur notre vie individuelle, mais, également, sur celle de la collectivité.
Car, malgré toutes les convictions que nous pouvons penser avoir, malgré les opinions que nous pouvons afficher ou, au contraire, masquer, nous militons tous à travers nos usages. A travers eux, et même le plus petit, que nous le voulions ou non, nous faisons la promotion d'un certain mode de vie.
En cela, je pense être assez proche de l'existentialisme de Sartre.

Bien sûr, c'est compliqué. Il y a des paramètres externes, d'autres personnels dont nous sommes conscients ou pas.

Et quand je parle de vous, je parle aussi de moi.


Que faire de tout ceci ?

Que faire de tout ceci pour le citoyen ?
Il me semble important que chaque citoyen se demande si ses usages sont en accord avec ses pensées, mais aussi qu'il observe aussi ceux de ses concitoyens. Il ne s'agit pas seulement d'assumer sa part de responsabilité individuelle, mais aussi sa part dans la vie collective car lorsque l'on ne réagit pas à une pratique que nous désapprouvons, nous l'encourageons.
Cela peut être de petites divergences, comme inciter gentiment les autres parents d'élèves à s'arrêter discuter tranquilement à la sortie de l'école.
Cela peut aussi être une pratique totalement insupportable avec laquelle il faut être intransigeant comme ces personnes qui n'hésitent pas à s'arrêter sur la voie publique pour téléphoner (vu récemment sur les boulevards toulousains).

Que faire de tout ceci pour la collectivité ?
Il me semble qu'il faudrait en parler tout simplement.
Pas facile à faire, pour les élus, pour les professionnels, pour les citoyens, mais c'est aussi une question de volonté et de moyens.
Et si nous utilisions qu'une faible fraction de ce que nous investissons en voirie et en construction (le coût d'un rond-point toujours), il ne nous manquerait que la volonté pour travailler sur un des paramètres essentiels de la qualité de vie de nos territoires.

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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 21:59

Dans la lignée de mes réflexions sur la relation entre vies et lieux de vie, je vous dessine, depuis mon retour ici, la carte de "mon Toulouse" (J+130).

Depuis quelques jours, c'est au tour de
François, géographe québecquois, de vous faire découvrir "son Québec".

Etape 1 - Etape 2 - Etape 3 - Etape 4

A suivre sur son blog.

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16 novembre 2005 3 16 /11 /novembre /2005 14:39

(Article en cours d'écriture)

Alors qu'un certain nombre de mesures commencent à être annoncées suite aux émeutes de ces derniers jours.
Il est intéressant de regarder le budget 2006 prévu et voté en octobre pour la politique de la ville.


I- Une nouvelle architecture pour le budget de l'Etat.

Une nouvelle comptabilité publique vient d'être mise en place.
Jusqu’alors, le budget était présenté par type de dépenses (fonctionnement, investissements, interventions…) et par ministère. À partir de maintenant, il reflète les politiques publiques (sécurité, culture, justice, santé…).

Le budget général est désormais structuré en trois niveaux :
- 34 missions correspondant aux grandes politiques publiques de l’État
- 132 programmes représentant le cadre de mise en oeuvre des politiques publiques
- 614 actions précisant à quoi sont destinés les crédits

Les objectifs sont notamment :
- une plus grande transparence
- une plus grande efficacité
- une mesure de la performance

Pour plus de renseignements...


II- Contenu du budget 2006.

1- Avertissements
Ces modifications de la comptabilité publique compliquent la comparaison avec les années précédentes, même si le projet de loi de finances 2006 donne des indications.
Certaines lignes représentent la même chose, d'autres non, de nouvelles lignes apparaissent, d'autres ont disparues.

J'attire aussi votre attention sur la différence entre les colonnes AE (autorisations d'engagement) et CP (crédits de paiement).
Une autorisation d'engagement correspondant à une somme consacrée à une action sur plusieurs années. Un crédit de paiement détermine ce qui peut être dépensé cette année. Par exemple, pour une nouvelle action sur trois ans, on peut avoir une AE de 3 M€, mais seulement un CP de 1 M€. Le reste sera dépensé les années suivantes.
Une AE ne sera pas toujours convertie entièrement en CP (gel, affichage, crédits non consommés, ...).
Une AE supérieure au CP indique, a priori, une augmentation de l'effort de l'Etat pour les années suivantes.
Une AE inférieure au CP indique, a priori, une diminution future de l'implication de l'Etat.


2- Un budget qui augmente : oui, mais ...
Je vous invite à ouvrir le jaune budgétaire 2006 consacré à la politique de la ville (État récapitulatif de l’effort financier consacré à la politique de la ville et du développement social urbain) à la p6. Vous pouvez bien sûr reprendre l'analyse sur les années précédentes que j'avais déjà mise en ligne où vous trouverez en p5 et 6 les tableaux reprenant les CP de 2002 à 2005.

+ 850 M€ de crédits de paiement en 2006, l'impression est trompeuse.

a) Les grands gagnants
Cela touche essentiellement les "Autres missions" qui représentent la participation des autres ministères à la politique de la ville (les détails se trouvent p8). 

Ceux qu'y consacrerait l'Education nationale (notamment à travers les ZEP) augmentent sensiblement : + 140 M€ pour un montant de 716 M€.

Mais la vraie hausse, c'est la sécurité + 740 M€ pour un total de 1 820 M€ au titre de la la prévention.
Ceci est à comparer aux 1 034 M€ consacrés à la mission "ville et logement" (programmes de "rénovation urbaine", d'"équité sociale, territoriale et soutien" et développement et amélioration de l'offre de logement"). Bref, à l'essence même de la politique de la ville.
Or il faut savoir, en plus, que quand nous avons réalisé notre étude sur les financements sur les actions politique de la ville sur l'agglomération bordelaise, nous avons été incapables de faire le lien entre ces crédits et des actions spécifiques réalisées dans ces quartiers. Notre sentiment était qu'étaient affichées là les salaires des forces publiques intervenant pour maintenir l'ordre public dans ces quartiers, comme dans tout quartier. Il s'agit d'une mission classique qui n'a rien à voir avec la politique de la ville. Si autant d'argent était utilisé pour faire une vraie prévention, cela se saurait.

Autre augmentation notable, celle de la "Solidarité urbaine" : + 110 M€. Le système de péréquation en faveur des communes les plus pauvres a, en effet, été renforcé pour améliorer leurs ressources propres (et compenser les désengagements de l'Etat...).

b) Les grands perdants.
Sans aucun doute, la mission "ville et logement" : -120 M€ pour seulement 1 034 M€.

Seulement, 233 M€ pour le programme de rénovation urbaine dont on parle tant! L'essentiel est, en effet, financé grâce à des prêts de la Caisse des dépôts, donc par les communes.

219 M€ pour "Prévention et développement social".

(A suivre)


3. Rentrons dans les détails.

Pour aller plus loin, voici les détails des budgets des missions concernées par la politique de la ville:
- mission "ville et logement"
- mission "sécurité"
- mission "enseignement scolaire"


III - Discussions budgétaires

Visiblement, les crédits de la mission "ville et logement" n'avaient pas encore étaient votés.
Cela tombe bien, il y aura quelques aménagements (et même un peu plus) ...

Mais cela ne me semble que le rétablissement de ce qui a été supprimé les années précédentes.
Certains ont plus d'infos?

Résultat des courses et des cours...

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14 octobre 2005 5 14 /10 /octobre /2005 00:00

Celui-ci a été créé par Romande Energie, l'équivalent suisse d'EDF .

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Sérénia est une ville où il fait bon vivre. Construire, inventer et promouvoir pour améliorer le confort de ses habitants au cours des vingt prochaines années, tel est votre objectif.

Les habitants de Sérénia vous ont choisi pour développer leur ville et y apporter toujours plus de bien-être (ce dernier étant mesuré sur une échelle de 1 à 100).

Afin d'augmenter l'indice de bien-être, trois actions sont déterminantes :
 produire suffisamment d'énergie pour le quotidien des habitants
 découvrir et promouvoir des inventions nouvelles
 exploiter les énergies renouvelables pour permettre un développement respectueux de l'environnement

Pour ce faire, vous disposez chaque année d'un budget pour réaliser des investissements visant à :
 apporter plus d'énergie à la ville
 découvrir des inventions pour le confort et la sécurité (par le biais de recherches à SéréniaLab)
 promouvoir ces découvertes

Bonne chance !

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