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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

Recherchez Ici

Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 18:36

Présentation

"Ma recherche explore la réalité urbaine que l’on ne regarde pas ou plus, prise dans ce qu’elle a de plus ordinaire. Elle puise son inspiration notamment dans les travaux des situationnistes qui soutenaient que la réalité pouvait être merveilleuse à condition qu’on la cherche dans la vie quotidienne.
Mon parti pris est de proposer une lecture de la ville, dans un contexte où le réel et l’imaginaire en viennent à s'articuler l'un sur l'autre."
 

C'est par ces mots que David Cousin-Marsy commence pour expliquer le parti pris de son travail de photographe.

Des réflexions qui ne sont pas très éloignées de celles que j'ai pu développer ici (Vies et lieux de vie, Changement de musique, Question de perception, etc.) ou rapporter comme celles de Bruit du Frigo.
Des réflexions et un travail que je vous invite donc à découvrir sur
Vu en Ville.

A noter que David souhaite utiliser son regard aussi comme outil pour des projets réels (voir plus bas).


Petites illustrations

Voici trois photos issues de trois séries différentes (Projet Villes invisibles, Empty espaces et Tranches de vie, tranches d'immeubles).

    

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Parti pris de David
 

Ma recherche explore la réalité urbaine que l’on ne regarde pas ou plus, prise dans ce qu’elle a de plus ordinaire. Elle puise son inspiration notamment dans les travaux des situationnistes qui soutenaient que la réalité pouvait être merveilleuse à condition qu’on la cherche dans la vie quotidienne.

Mon parti pris est de proposer une lecture de la ville, dans un contexte où le réel et l’imaginaire en viennent à s'articuler l'un sur l'autre.

La ville réelle s’est construite sur des désirs qui au fil du temps sont devenus des souvenirs qui se sont sédimentés. Cette ville dont les formes sont héritées : rues , quartiers, limites n’est pas pour autant figée dans son développement. Elle se densifie, s’étend, on la dit tentaculaire, multipolaire, morcelée… Insaisissable dans sa globalité, chacun y définit ses propres repères, y investit ses propres espaces. La ville réelle ne peut alors s’appréhender que par fragments.

Cette composante réelle de la ville, Je l’aborde comme un simple dispositif visuel, dépouillée de ses valeurs culturelles et sociales, de ses usages et fonctions. Le protocole de prise de vue  emprunte au langage de la peinture et privilégie le plus souvent la frontalité, la composition des images joue sur des effets de surfaces, de seuil, d'aplatissement, de croisements de lignes pour arrêter le regard, rendre lisible ce qui était dilué dans la quotidienneté et inviter le spectateur à une reconstruction.

La ville imaginée est la composante invisible de la ville réelle, elle en constitue son épaisseur et peut-être même sa condiiton.  C’est un contre-espace au coeur de lieux familiers, qui naît à partir de désirs, de souvenirs personnels, d’émotions ou de parcours individuels. C’est un espace de subversion, dans le sens où il offre une échappatoire à l’ordre établi par la ville réelle.

Aborder la ville sous l’angle de l’invisible bouscule ainsi notre mode d’appréhension et notre compréhension quotidienne de la ville. Il s’agit de faire du quotidien une expérience sensible, où l’ordinaire ne va plus forcément de soit. Un espace qui paraissait sédimenté dans son histoire, figé dans les représentations collectives, dilué dans sa quotidienneté peut à nouveau nous interroger, être porteur d’autres possibilités, d’autres devenirs.

En parallèle de ce travail d'auteur, je souhaite collaborer avec des architectes et des urbanistes. Je propose d’utiliser l’image photographique comme outil de projet partagé,  pour accompagner des démarches de concertation et de sensibilisation des habitants à leur environnement, dans le cadre de projets d'aménagement et de renouvellement urbains, pour :
- favoriser la participation des habitants, diversifier leur expression, les associer aux travaux des intervenants (urbanistes,architectes, paysagistes, techniciens de la ville...),
- favoriser une approche sensible de l'urbain,
- donner à voir autrement leur cadre de vie quotidien aux habitants, pour ouvrir les débats, créer de l'échange et du lien social.
- révéler les potentiels des espaces vides ou délaissés."

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 01:21
La Fondation Abbé Pierre élève la voie

Le rapport 2008 de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement

L'an dernier, je vous avais présenté le rapport 2007 de la Fondation Abbé-Pierre qui, paru quelques jours après la disparition de son fondateur, n'avait pas eu le droit, lui, aux feux des projecteurs.
Et pourtant, son contenu, dérangeant, méritait que l'on s'y penche sérieusement.
Je vous disais d'ailleurs que, de tous les textes dont je vous avais conseillé la lecture, celui-ci faisait assurément parti des essentiels.

Le rapport 2008, "catastrophique" pour son Président, se situe dans la continuité puisque la situation ne s'est pas améliorée. 
Au contraire puisque la Fondation critique "le décalage, le fossé qu'il existe entre ce que vivent les ménages et la réponse politique". 
Un exemple : "En 2007, comme en 2006, moins de 24 % des logements construits au cours de l’année étaient destinés à des ménages relevant des plafonds PLUS, c'est-à-dire environ 70 % des ménages."

Une petite vidéo dans laquelle les responsables de la Fondation ne mâchent pas leurs mots.


Pour lire le rapport :
Lecture rapide

La synthèse du Rapport
Les propositions de la Fondation
Les chiffres du mal-logement
Le tableau de bord de suivi
Lecture intégrale

Préface et sommaire 
Chapitre 1 - Mais où donc peuvent se loger les ménages modestes ? 
Chapitre 2 - Hébergement :
des zones d’ombre dans une
«constellation» de solutions 

Chapitre 3 - Le tableau de bord du mal-logement 
Chapitre 4 - Le Droit au logement opposable doit devenir un levier 
Chapitre 5 - Une politique sans ambition 
Les propositions de la Fondation Abbé Pierre
Chiffres et Bibliographie

Téléchargement intégral



Palmarès 2008 des villes

Cette année, la Fondation Abbé Pierre a innové en publiant un palmarès des villes obligées par l'article 55 de la loi SRU de construire des logements sociaux pour atteindre 20 % de leur parc en 20 ans. 

Les résultats sont catastrophiques puisque, sur la période 2002-2006, parmi les 736 communes concernées, seules 40 % ont rempli leurs obligations alors que 37 % en ont réalisé moins de la moitié et 9 % aucune !

Autres sujets d'inquiétude, le PLS, aux loyers inaccessibles aux ménages modestes, représente 1/3 des nouveaux "logements sociaux", et, autant les communes les plus proches des 20 % ont tendance à atteindre ou à dépasser leurs objectifs, autant celles qui en ont déjà le moins ne sont souvent celles qui font le moins d'effort.
Il est clair que l'Etat n'a pas joué son rôle pour obliger les récalcitrants et faire respecter la loi à des élus si souvent donneurs de leçon.

Un exemple, Neuilly, qui n'a que 2,6 % de logements sociaux, n'a construit 181 logements sociaux quand la loi lui en demandait 1324 !
Et encore, la mairie de Neuilly a une conception très particulière du logement HLM puisqu'une enquête du Monde 2 (
article court mais gratuitarticle long mais payant) a démontré, il y a quelques jours, que l'on trouvait dans les "logements sociaux" de la commune des personnes que l'on ne trouve pas d'habitude dans des logements pour personnes à revenus modestes : PDG, hauts fonctionnaires, médecins, avocats, etc.

J'aurais bien voulu vous faire un petit palmarès local (seules Colomiers et Muret ont plus de 20% de logement sociaux dans l'agglomération toulousaine), mais, comme l'Etat n'a pas voulu partager ses données, la Fondation a préféré mettre en valeur un nombre limité de communes sur lesquelles ils ont recoupé les informations.
Pourtant, ces données existent comme le montre 
ce document que j'avais publié au moment des émeutes après que le Monde l'ait diffusé et qui portait sur la période 2002-2004.
Vraiment dommage car, en cette période électorale, alors que la question du logement devient de plus en plus prégnante, cela aurait pu renseigner les électeurs...
 

 
Poudre aux Yeux

Poudre aux yeux, c'est ainsi que Mme Vautrin, alors ministre de la "cohésion sociale", qualifiait l'action des
Enfants de Don Quichotte.

Poudre aux yeux, c'est ainsi que ceux-ci considéraient les premières propositions du gouvernement.
Poudre aux yeux, c'était aussi leur constat il y a quelques semaines quand ils ont, encore une fois, dénoncé la différence entre les objectifs affichés et les moyens mise en oeuvre qui ne permet pas de rendre applicable le droit au logement en vigueur depuis le début d'année (voir
leur communiqué).

Poudre aux yeux, c'est aussi le titre d'un documentaire, visible ci-dessous, sur les coulisses de l'action des Enfants de Don Quichotte l'an dernier. Je vous invite vivement à le regarder, c'est passionnant.



D'autres vidéos des Don Quichotte, et notamment les témoignages de SDF comme LisianeAhmed, Chady ou Papy Lionel.


Nuit solidaire pour le logement le 21 février


L'appel (plus de détails ici)

"Plus de 3 millions de mal logés, 100 000 personnes à la rue, 27 associations

Flambée des loyers,
manque de logements sociaux,
hôtels indignes et coûteux,
logements insalubres,
saturation des hébergements,
des personnes sans domicile obligées de dormir à la rue, …
 
… CA NE PEUT PLUS DURER …
… CE N’EST PAS UNE FATALITE…
MOBILISONS NOUS
 
Pour exiger du gouvernement des mesures,
pour faire appliquer le droit au logement de tous,
pour échanger avec les personnes de la rue et les associations,
pour en savoir plus sur les solutions possibles,
rendez-vous jeudi 21 février, Place de la République,
à la tombée de la nuit, pour une nuit de mobilisation citoyenne.
 
Venez chaudement. "


Les associations

Association des Cités du Secours Catholique, Association Emmaüs, Association nationale des compagnons bâtisseurs, Centre d’action sociale protestant, Collectif Les Morts de la Rue, Emmaüs France, Enfants de Don Quichotte, FAPIL, Fédération d’Aide à la Santé Mentale Croix-Marine, Fédération de l’Entraide Protestante, Fédération française des Equipes St Vincent, Fédération nationale des Centres Pact Arim, Fédération nationale Habitat & Développement, FNARS, FNASAT-Gens du voyage, France Terre d’Asile, Fondation Abbé Pierre, Fondation de l’Armée du Salut, Habitat et Humanisme, Les petits frères des Pauvres, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement ATD Quart Monde, Secours Catholique, UNAFAM, UNAFO, UNHAJ, UNIOPSS

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 23:16

Les questions de la mobilité m'occupent beaucoup en ce moment.
Quelques éléments pour aller plus loin. 


Se déplacer dans l'agglomération toulousaine... en vidéos

Deux vidéos très intéressantes sur les déplacements dans l'agglomération.


"Quelles solutions de mobilité pour Plaisance asphyxiée ?"

Superbe vidéo (à télécharger 40 Mo) de l'association Présence-du-Touch sur les questions de mobilité.
A découvrir :
- les problèmes de bouchons pour aller en voiture au travail (plus de 45 mn pour rejoindre Blagnac),
- les difficultés liées au bus, avec l'exemple de lycéens (plus de 40 mn pour revenir du lycée au Mirail),
-
les bus cyclistes regroupent des personnes qui décident d'aller régulièrement au travail en vélo (30 mn dans l'exemple),
- quelques propositions de responsables de l'association.


Aller à l'école à pied ou à vélo

Ces dernières années, de plus en plus de pédibus ou vélobus se mettent en place dans les groupes scolaires.
De quoi s'agit-il ? De ramassages scolaires organisés par les parents pour aller à l'école à pied ou à vélo. Quelques explications à travers
un article de la Dépêche.
Moi, je suis fan.

Y aller à vélo, c'est ce que propose l'association
Group'à roues et à leur suite une association sur chaque groupe scolaire de Tournefeuille.
C'est Gérard Klein qui vous invite à découvrir cette initiative à travers
un petit reportage en ligne.


Quelques études pour considérer les mobilités autrement

La mobilité des salariés facteur d'insertion sociale

C'est le sujet d'
un article dans le Monde Economie le 20 janvier 2004 d'Eric Breton, dont je vous ai déjà parlé à travers son article "Homo mobilis".
Son étude démontre que les plus démunis sont aussi handicapés dans leurs déplacements pour trouver et/ou garder un emploi. Peu d'entre eux possèdent une voiture trop coûteuse à entretenir. Les transports en commun ne sont pas toujours à leur portée (coûts financier, social, horaires ou itinéraires inadaptés, difficultés à se repérer, etc.).
C'est un problème auquel je suis très sensible. Il me semble que l'on devrait s'intéresser autant aux non-déplacements qu'aux déplacements.

Je viens de m'apercevoir que cet article s'inscrit dans une phase de recherche-action "Mobilités pour l'insertion" dirigée par Eric Breton au sein de l'Institut pour une Ville en Mouvement.


Pourquoi les entreprises doivent-elles s’intéresser aux mobilités quotidiennes des salariés ?

Dans la continuité de la phase précédente, une nouvelle recherche-action a été lancé sue les "
Mobilités quotidiennes des salariés"

"Trouver un système de garde des enfants adapté à ses horaires de travail, pouvoir déménager pour suivre son entreprise, savoir éviter les « bouchons » pour arriver au travail à l’heure et en bonne forme, réussir à concilier le travail et les menues tâches de la vie quotidienne (les courses et le pressing, le rendez-vous chez le médecin ou les activités périscolaires des enfants…).
La vie quotidienne se complique parce que les lieux de travail et les lieux de résidence sont de plus en plus éloignés les uns des autres. Mais aussi parce que les temps de travail sont de plus en plus divers, fonction des besoins particuliers de chaque type d’entreprise : l’industrie et les services à la personne, la grande distribution et l’hôtellerie, par exemple, ont des rythmes de fonctionnement différents."

A découvrir, par exemple,
les résultats de l'enquête "Entre salariés et entreprises, de nouveaux défis d’organisation de la vie quotidienne".


Tout savoir sur les mutations de la société française et leurs impacts sur la mobilité…

Cette fois-ci, c'est Keolis, l'un des principaux opérateurs privés de transports publics, qui est à l'initiative de cette intéressante étude (Peugeot subventionne l'Institut pour la Ville en Mouvement).

A lire :
- Mutations de la société française, un nouveau regard sur la mobilité
- Les transports en commun, une expérience de vie.

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 15:58

Dans la continuité de plusieurs articles comme "Va-t-on dans le mur ?" (septembre 2006), "Produits financiers" et "Plus dure sera la chute" (septembre 2007), voici une petite revue de presse où se mêlent immobilier et habitat...

Quand les maisons se vident

La crise des "subprimes", ces prêts à taux variables fait à des personnes modestes , prend une ampleur inquiétante aux Etats-Unis. 
En effet, de nombreux foyers américains qui ne peuvent faire face à l'explosion de leurs mensualités voient leurs maisons saisies. De véritables "quartiers fantômes" apparaissent.
La ville de Cleveland est ainsi très touchée avec des rangées de maisons qui sont vidées de leurs habitants. A découvrir le reportage d'un correspondant de Libération (
article, vidéo).

Des difficultées aussi en France
Cette crise américaine a des répercussions en France car elle encourage une remontée des taux.
Or, avec la  croissance folle des prix de l'immobilier (+ 140 % en 10 ans), certains ménages ont accepté des prêts à taux variables sur de longues durées.
Si bien que, aujourd'hui, leurs banques revoient les conditions de leurs prêts : durées allongées, mensualités augmentées.
Alors, même si, heureusement, cette augmentation est encadrée en France, contrairement aux Etats-Unis, la facture est lourde.
"
Dans le piège du taux variable" (Libération)
"
Le spectre des subprimes, en VF" (Libération)
"
Les mauvaises surprises des prêts à taux variables" (Le Figaro)

Fin de festin dans l'immobilier
Après nous avoir vendu pendant des mois un atterrissage "en douceur" pour ne pas effrayer les investisseurs potentiels, il semblerait que l'on rentre vraiment dans la fin d'un cycle dans l'immobilier.
Baisse du nombre de ventes, augmentation des stocks,
début de baisse des prix, des programmes retardés ou même annulés, les clignotants sont au orange.
La Dépêche indique que c'est exactement le cas à Toulouse et que, par exemple, selon le baromètre seloger.com, un appartement T3 serait proposé à un prix inférieur de 4,7 % par rapport à octobre 2006.
Pour purger ses stocks, le promoteur Céléos propose même une Citroën C1 en cadeau aux acquéreurs de ses appartements. Le Monde nous rappelle que le promoteur Kaufman & Broad offrait exactement le même geste commercial en 1993 au début de la dernière crise immobilière...

Innovations pour les séniors : prêts et colocations
Alors que le ciel s'obscurcit, tous les moyens sont bons pour trouver de nouveaux clients. La dernière trouvaille est de faciliter les prêts pour les séniors alors que, jusqu'ici, les banques étaient plutôt réticentes. Pour les Echos, cela semble une sacrée avancée sociale : "
Les seniors accèdent enfin au crédit".
Noir tableau que je vous présente, c'est pourquoi je finirai sur une note plus chaleureuse avec un article sur les débuts de
la colocation entre seniors. Voilà bien une solution originale qui permet d'une part à des personnes aux revenus modestes d'avoir une vie plus confortable et d'être moins isolées. Une solution humaine supplémentaire dans la prise en charge du vieillissement de la population qui va se poursuivre ces prochaines années.
 

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 13:18

Des promoteurs qui ne construisent pas des logements mais conçoivent des m² vendables, défiscalisables, mais qui ont parfois du mal à vendre leurs biens standardisés qui manquent "un peu" d'âme.

Des banquiers qui multiplient les produits financiers pour investir dans l'immobilier ou pour, tout simplement, financer l'achat de son logement, mais qui ne sont pas à l'abri d'un crash du système comme la crise du subprime qui a d'énormes répercussions : banques en faillite ou fragilisées, personnes mis à la porte de leur logement (il y a d'ailleurs 50 fois plus d'articles sur les premiers -> voir google actualités), etc.

Des particuliers, gagnés par l'idée que, aujourd'hui IL FAUT être propriétaires, choisissent leurs lieux d'investissement en fonction de leurs capacités d'endettement, mais qui, pour cela, n'hésitent pas à s'éloigner de leurs lieux de vie, à réduire leurs autres dépenses et à "vivre" avec une épée de Damoclès à la merci d'incidents de vie (chômage, séparation, etc.).

Des entreprises qui, au contraire, n'hésitent pas à vendre leur patrimoine immobilier pour devenir locataires et récupérer des capacités d'investissement, mais qui parfois s'apperçoivent souvent qu'il s'agissait d'un calcul à courte vue comme le montre cet article du Monde.


La ville est, par répercussions, elle aussi, soumise à la financiarisation croissante du monde.
Et ce n'est pas sans conséquences.

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 08:12

Métro : rendez-nous les guichetiers !

"Métro parisien. Station Alésia. Un vieux monsieur hurle : «Ça marche comment ce machin ?»  L’homme est excédé parce qu’il ne parvient pas à se procurer son titre de transport au distributeur automatique de tickets. L’employé de la RATP quitte son guichet et vient à son secours. Il lui explique les rudiments de la machine. Il faut sélectionner sur l’écran son titre de transport parmi une foule de propositions (ticket à l’unité, carnet, coupon hebdomadaire ou mensuel.). Valider son choix en appuyant sur un bouton vert. Annuler avec un bouton rouge si on s’est trompé. Le paiement se fait par pièces ou carte bancaire. Ça paraît simple. Mais le grand-père semble totalement désarçonné face à l’automate. On devine qu’il est incapable de refaire seul l’opération. «Alors on ne peut plus acheter au guichet ?»    interroge-t-il. L’employé de la RATP lui répond non d’un signe de la tête."

La suite de cet article de Libération


Les frontières de la modernité

Libération aborde aujourd'hui la douloureuse question des exclusions que créent les progrès techniques dont on a plutôt tendance à penser qu'ils se démocratisent.
Si effectivement l'utilisation de téléphones portables, d'ordinateurs, d'accès internet, de machines automatiques ne cessent de s'étendre, il faut bien avoir conscience que, pour une part relativement importante de la population, ceux-ci créent de nouvelles frontières.

Frontières financières et, plus fondamentales encore, frontières entre ceux qui sont capables, au regard de l’âge ou du capital culturel, de s’approprier ces technologies nouvelles.
Frontières invisibles pour la plupart d'entre nous, frontières, si réelles et cruelles, pour ceux qui y sont confrontés quotidiennement.

Ces problèmes liés à l'accessibilité ne sont pas sans rappeler ceux que j'ai déjà évoqué quant à l'accès à l'espace public (Mobilité et perceptions - Nos vieux, nous, vieux  - L'accessibilité de l'espace public).

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 16:51
A défaut d'avoir un peu de disponibilité temporelle et mentale pour tous les articles qui trottent dans ma petite tête, voici un petit tour d'horizons d'articles intéressants chez mes voisins.


Questions d'espace public

Pour une apologie du banc public

C'est le titre du futur livre qu'envisage d'écrire, un jour, peut-être, Diane B pour compiler les recherches qu'elle mène depuis plusieurs années sur les bancs publics et qu'elle partage depuis plusieurs mois sur
son excellent blog.
Vas-y Diane lance-toi.

Diane-B--gard-Apologie-Banc-Public.jpg



Le fil

Nous vivons dans une société où la standartisation et la marchandisation ont la prétention de remplacer l'inventivité, le rêve et le partage.
Je trouve vraiment formidable cet espace de jeux,
déniché par Marie*.

jeux-KapteinRoodnat.jpg

"Le duo de KapteinRoodnat (Marleen Kaptein et Stijn Roodnat) a créé une aire de jeu au concept très intéressant pour l'école élémentaire De Paradijsvogel.
Un tube continu en acier vert brillant de plusieurs centaines de mètres a été façonné de différentes manières pour créer des espaces de jeux distincts dans la cour de l'école ainsi que dans le hall d'entrée de l'établissement."

Plus d'infos et d'images
chez Marie*


Regards croisés depuis le Maroc

Deux intéressants articles de
Mohammed el Malti.


Une mauvaise idée pour le Maroc ... et pour la France

C'est une idée que j'ai déjà vu défendu dans un article en France et que la Maroc a choisi d'appliquer.
Certains n'hésitent pas à défendre l'idée que, pour combattre la spéculation foncière, il suffirait d'ouvrir massivement à l'urbanisation de nouvelles zones.
Folie que conteste, avec justesse, Mohammed dans
un de ses articles.


D'un vertige à l'autre

Après un petit voyage aux Emirats,
Mohammed explique combien les projets pharaoniques en cours et à venir lui s'inscrivent, pour lui, dans une démarche consomatrice bien éloignée des concepts de Ville et Urbanisme Durables.


Les pépites de Nicole

Elle n'écrit jamais elle-même, mais elle aime fureter et partager des articles, des livres, des débats, etc.
Un ou deux jours sans la tenir à l'oeil et déjà de nouvelles pépites s'accumulent.
Alors, vous imaginez après un mois ?


L’espace urbain sous contrôle

"L’urbanisme semble à son tour gagné par la phobie de l’insécurité, thème si cher au cœur de nos dirigeants nationaux, et certains architectes urbains se font le relais au niveau local de cette politique paranoïaque, en développant des projets scellés du sceau de la « Prévention Situationnelle ». Que recouvre donc de si inquiétant cette expression euphémique ? Il s'agit en fait d’aménager l’espace et le mobilier urbain de telle sorte que les allées et venues de chacun, les faits et gestes de tous, soient mis sous contrôle. Le but est clairement de prévenir tout comportement qui sort de la norme, toute utilisation non prévue des lieux. C’est aussi dans cette logique de mise sous contrôle et de menace psychologique que s’inscrivent la vidéosurveillance et la « délation automatisée »."
Lire la suite

BONUS : un « guide » élaboré par la « Direction de la Sécurité et de la Prévention » et « la Cellule de coordination du Contrat Local de Sécurité » de Lyon.


Alcool : prohibition sur les berges ?

Article de Lyon Capitale.


Océan Cité : la danse de l'immobilité

Et puis, il y a cette magnifique action artistique et militante à découvrir.


A suivre...

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 00:55

J'ai souvent évoqué la notion d' "urbanisme des petits gestes".
Le journal Sud-Ouest nous offre un très intéressant exemple à travers l'avis d'un ergonome sur le mobilier urbain de la ville de Bordeaux.
Ou comment des cartes, des bancs, des fontaines, des bornes ou des sanisettes vous changent la vie.

Je vous recommande vivement la lecture de cet article.

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 00:14

En cette période électorale, de nombreux groupes et lobbies interviennent.
Les questions de la ville et du logement sont présentes, mais ont du mal à émerger.


Des manifestes très politiques


Architecture 2007

Les architectes ont lancé depuis plus d'un an une démarche de réflexion et de diffusion nommée : "Architecture 2007".

Celle-ci a donné lieu à un document assez touffu de plus de 40 pages. Intéressant, mais à la lecture pas très engageante.
Une vidéo (voir ci-dessous), une interview audio, une campagne d'affichage, un blog, l'ordre national des architectes s'est donné de gros moyens, même si ceux-ci ne sont pas forcéméent gages d'efficacité (il y a, par exemple, très peu de commentaires sur le blog).

Vous noterez que les architectes ont quand même une assez haute idée de leur valeur puisque leur projet s'appelle "La France de demain a besoin des architectes". Cela s'entend d'ailleurs dans la vidéo.

 


Un projet pour la France urbaine

Les urbanistes, via le CFDU dont je suis membre par l'Apump, ne voulant pas être en reste ont eux aussi pondu leurs réflexions pour "peser" sur les élections de 2007 ... et de 2008.

7 enjeux prioritaires sont détaillés :
- des villes plus solidaires de leur territoire d'influence,
- une gouvernance pour les aires urbaines,
- un lien entre organisation urbaine et déplacements,
- les quartiers en crise, lieux d'intervention prioritaires,
- les espaces naturels et agricoles comme patrimoine rare,
- habitat et services diversifiés, fondements de la mixité urbaine,
- un investissement nécessaire dans la prospective.

Vous y trouverez un grand nombre d'idées que je partage et que j'ai évoquées ici ou là comme la gouvernance des territoires (Toulouse : quel(s) territoire(s) pour quel(s) projets(s) ?, Intercommunalité, où en est-on ?).
D'autres cependant sont absents comme la nécessité, selon moi, d'intervenir sur les usages (L'usage, l'urbanisme des citoyens).

A l'exhaustivité des architectes, ils ont préféré un texte court et synthétique (avec tout de même un petit mot sur les Urbanistes), ce qui me semble plus opportun pour une première diffusion plus large.
Après, il faut l'alimenter localement (débats, expositions, etc.), ce que devrait faire l'Apump, en liaison avec l'Ordre des architectes, dans les mois à venir en Midi-Pyrénées.



Manifeste des villes de banlieue

Ville et banlieue est une association regroupant les élus, de tous bords, de 120 villes de banlieue. 
En février, elle a publié son
Manifeste des villes de banlieue

Un triple constat :
- on n’a pas pris la mesure du mal
- l
e procès fait à la politique de la ville leur paraît malhonnête
- le problème des banlieues n’est pas celui de leurs villes, mais a minima celui de la France

A partir de là, ils déclinent tout un ensemble de mesures très concrètes.
Jean-Pierre cite
les principales.


Le rapport 2007 sur le mal logement de la Fondation Abbé Pierre
 
Un rapport essentiel trop vite enterré

D'un côté des manifestes qui, malgré leur qualité, ressemble beaucoup à des YAKAFOKON, de l'autre le rapport très complet que publie, chaque année, la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement (plus de 200 pages).
D'un côté, des projets, de l'autre une réalité à laquelle on ne peut échapper.

Comme je le supposais, la publication du douzième rapport de la Fondation, quelques jours après la disparition de son fondateur, n'a pas eu le droit aux feux des projecteurs.

Et pourtant, son contenu, dérangeant, mérite que l'on s'y penche sérieusement.
Je dirai même que, de tous les textes dont je vous ai conseillé la lecture, celui-ci fait parti des essentiels.


Une situation explosive

Le rapport de la Fondation, c'est d'abord une description et une analyse minutieuse des difficultés de l'accès à un logement adéquat.

Les chiffres sont inquiétants.

Personnes non ou très mal logées

Sans domicile fixe

100 000

Personnes privées de domicile personnel (hôtel, habitat de fortune, camping, structures d'hébergement et d'insertion, meublés, etc.)

974 600

Personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles (absence de "confort de base", surpeuplement "accentué")

2 187 000

Nombre total de personnes connaissant une problématique très forte de mal-logement

3 261 600

Personnes en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme

Logements en copropriétés dégradées nécessitant une intervention publique

750 000

Personnes en situation de précarité pour impayés de loyer de plus de 2 mois

722 500

Personnes occupant un logement sans droit ni titre suite à une décision de justice prononçant l'expulsion

160 645

Personnes vivant en situation de surpeuplement "au sens large"

3 507 000

Personnes hébergées par des tiers

823 000

Nombre total de personnes en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme

5 963 145

2000

2006

Logements mis en chantier

310 000  

400 000  

Logements qui seront attribués sous conditions de ressources

210 000  

170 000  

Pourcentage

68 %  

41 %  


Deux constats (en autres).
Tout d'abord, les situations les plus difficiles sont de plus en plus nombreuses et prennent des formes inconnues jusque là.
Ensuite, l'existence d'un secteur de la construction très dynamique, mais"particulièrement myope aux besoins sociaux".


A lire

Synthèse
Chapitre 1 - Le non-logement : un déni de droit
Chapitre 2 - Les classes moyennes dupées, les couches populaires oubliées
Chapitre 3 - Les chiffres du mal-logement
Chapitre 4 - Quand les collectivités locales se mobilisent
Chapitre 5 - Des politiques qui négligent la solidarité
Propositions de la Fondation

Intégrale
Préface et sommaire
Chapitre 1 - Le non-logement : un déni de droit  
Chapitre 2 - Les classes moyennes dupées, les couches populaires oubliées
Chapitre 3 - Le tableau de bord du mal-logement
Chapitre 4 - Quand les collectivités locales se mobilisent
Chapitre 5 - Des politiques qui négligent la solidarité
Les propositions de la Fondation Abbé Pierre
Chiffres et Bibliographie

Version complète
Vous pouvez même commander gratuitement une version papier.

BONUS : Un article d'une jeune chercheuse Gabrielle Fack
"Pourquoi les ménages à bas revenus paient-ils des loyers de plus en plus élevés ? L'incidence des aides au logement en France (1973-2002)", Economie et Statistique n°381-382, Octobre 2005


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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 13:28

Une étude prospective sur le réchauffement climatique

Rennes + 6° C (album d'images) : original, et très intéressant, travail de quatre jeunes architectes (Yannick Gourvil , Thomas Jouffe , Cécile Leroux et Julien Morel) pour leur mémoire de fin d'études, présenté par Cyberarchi.

En effet, si on parle beaucoup de réchauffement climatique, on parle peu de ses conséquences.
Partant sur certaines prévisions pessimistes qui prévoient une augmentation de la température de 6° C, ils se sont penchés sur les conséquences que celle-ci pourrait avoir sur un territoire donné, en l'occurrence Rennes.

De leurs réflexions se dégagent deux problématiques importantes :
- l'acclimatation urbaine et architecturale de nos cités très minéralisées,
- la gestion de l'eau.


L'exemple d'une rue de maisons de ville

rennes-6-C-2.jpg

rennes-6-C-1.jpg


"Dans un quartier résidentiel, comme le quartier Sud Gare, l’action climatique consiste : à augmenter la perméabilité des sols en réduisant la circulation des voitures sur deux bandes bitumées ; à planter des arbres le long des rues pour fournir de l’ombre aux maisons et aux déplacements des piétons ; à drainer l’eau par un système de noues et de végétation filtrante."

Pour en savoir plus, il faut lire
l'article et regarder l'album d'images.

MAJ : Le site du collectif "Et alors ?" : www.etalors.eu

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