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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

Recherchez Ici

Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 13:15

J'ai déjà évoqué ce sujet de la prise en compte de l'accessibilité de l'espace public pour les personnes fragiles dans mon article : "Nos vieux, nous, vieux".
Celle-ci me semble essentielle, non seulement, pour des raisons de droits individuels car chacun, malgré ses handicaps, doit pouvoir se déplacer et donc vivre, mais, également, de cohésion sociale car il est important que les personnes fragiles soient visibles dans l'espace public.


Deux documents du Certu pour aller plus loin

L'excellent Blog de la ville signale deux documents publiés par le Certu le premier en 2006, le second en 2007.

Accessibilité de la voirie et des espaces publics
Éléments pour l’élaboration d’un diagnostic dans les petites communes

Le télécharger

"La réalisation de plans de mise en accessibilité des espaces publics et de la voirie, rendus obligatoires pour toutes les communes par la loi "accessibilité" du 11 février 2005, doit s’appuyer sur un état des lieux et un diagnostic des améliorations à apporter.
Cet ouvrage présente des éléments de méthode permettant de prendre en compte l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite lors des divers projets qu’une commune, petite ou moyenne, est susceptible d’engager (amélioration de la sécurité routière, création de zones d’activités ou de logements etc.).
Ce premier outil opérationnel a été élaboré à partir d’un document réalisé à l’initiative de la DDE du Finistère. Il sera amendé et complété pour tenir compte des évolutions réglementaires découlant de la loi "accessibilité" du 11 février 2005."


Diagnostics d'accessibilité urbaine
Analyse comparative de cas et propositons


Introduction et sommaire - Le télécharger - Le commander

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 19:57

Il y a quelques mois, je vous présentais l'association Bruit du Frigo dont j'aime beaucoup le travail.

Christine me signale l'interview de Yvan Détraz, l'un de ses fondateurs, dans Carnets de campagne sur France Inter ce lundi (à partir de 9'30).
Il y revient, par exemple, sur leur réaction à l'absence de réflexion sur la responsabilité des architectes et des urbanistes pendant leurs études qui les a amené, il y a une dizaine d'année, à créer Bruit du Frigo afin travailler sur la participation des habitants.
Il explique également comment ce travail d'avant-garde autrefois regardé de travers est, non seulement devenu à la mode, mais a aujourd'hui démontré une certaine légitimité.

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 20:16

Comme en ce moment je n'ai pas de connexion internet, j'ai du mal à trouver un peu de calme et de temps pour écrire sur un certain nombre de sujets qui me tiennent pourtant à coeur.
En attendant, voici un peu de lecture avec une petite revue de blogs.

Boris revient dans son dernier article sur sa conception de la notion de "marque" appliquée à la ville comme organisatrice de sens.
Mais que penser alors de ces habitants très soucieux de "préserver" leur environnement par un clivage social très marqué ? Paris est sa banlieue, Paris est leur banlieue.
Marqués par nos références socio-culturelles, marqués par notre relation à l'image, assurément nous le sommes comme nous le montre si bien Serge.
Il y a aussi des marques sur les trottoirs et des marques sur les murs, mais celles là sont des divines surprises, des symboles, des reconquêtes de l'espace public, des empreintes de vies. Ces petits riens, ces petits mystères qui font la ville, qui font Paris, c'est aussi ce que nous font découvrir Miss Terre et Mister de Paris.
Et puis, si vous êtes trop marqués par votre environnement, vous n'avez qu'à faire changer votre maison containeur de place.

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 13:26

J'aurai pu vous présenter ces sites, découverts aujourd'hui, séparemment, mais des images m'ont marqué chez l'un et l'autre car elles nous interrogent sur l'image que nous avons des SDF (sujet délicat car à la fois sociétal et très intime).

Urbanité (triste)
11223013240 - (c) Pfrunner

Paris, à la cloche céleste
Portrait de K et M
11652448021 - (c) Pfrunner


Un petit banc



Vincent Pfrunner est ingénieur, architecte et photographe. Retrouvez ses photos sur son blog ou sur le site qu'il partage avec trois autres photographes indépendants.

DianeB est géographe, fraîchement diplomée. Elles partage, sur son blog, ses intéressantes recherches et réflexions sur l'espace public et, en particulier, sur les bancs, espèce en voie de disparition.

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 19:13

J'adore m'intéresser à l'Histoire et aux histoires d'un lieu, d'un territoire. On comprend tellement mieux le présent quand on connaît un peu son passé.
Un parcelaire un peu curieux (Castelnau-de-Médoc) peut, par exemple, s'éclairer quand on finit par se rendre compte qu'on distingue encore les traces d'un château aujourd'hui disparu avec ses douves, ses écuries, etc.
On comprend mieux aussi ce que peut représenter un lieu quand on écoute ceux qui l'ont toujours connu. On ne peut pas "jouer" avec un lieu
comme si celui-ci n'était pas lié à des vies. Le toucher peut avoir un effet très positif ou au contraire être très destabilisant.

C'est donc dans un petit voyage dans les histoires toulousaines que je vous convie ce soir.


L'Histoire de Toulouse dans Capitole Infos

Depuis un an, le magazine municipal de la ville de Toulouse est enrichi d'une passionnante rubrique "Histoire".

La Toulouse romaine
Le quartier Saint-Etienne
Tounis, l'île à part
Le théâtre du Capitole

L'hôtel d'Assezat
La construction du Château d'eau
Les Virebent, les rois de la brique ornée


Cette rubrique est réalisée par Sudio Différemment, agence spécialisée dans la mise en valeur du patrimoine et de l'histoire des villes par l'illustration.


Ils vous parlent de leur quartier

Deux expositions à signaler.

Soupetard et la SNCF
Ce quartier a été fortement marqué par  proximité de la gare Matabiau. Une exposition revient sur cette histoire jusqu'au 26 janvier au Centre culturel de Soupetard (63, chemin de Hérédia).
Vendredi 19 à lieu à 18h une conférence "L’influence de la gare Matabiau sur le quartier".
J'essaierai d'y aller car ce quartier est amené à connaître de profonds changements avec l'arrivée du TGV dans quelques années.

Mémoire du Grand Mirail
Là aussi, il s'agit d'un quartier, construit dans les années 60/70, emblématique de Toulouse qui connaît d'énormes changements avec un ensemble de démolitions et de reconstructions.
Depuis 10 ans, Hervé Dangla travaille sur les mémoires du quartier à travers celle du bâti et celles de ses habitants.
Exposition à la Maison des Chômeurs (4 cheminement Camber) jusqu'au 26 février.
Article de la Dépêche
Photos prises par des habitants

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 11:49

I - L'embrasement

Vendredi 12 janvier, Arte revient sur la mort de deux adolescents à Clichy-sous-bois qui a servi de déclencheur aux émeutes de l'automne 2005.

La soirée commencera par une fiction réalisée tout juste un an après ces funestes événements.
La bande annonce :
Haut débit / Bas débit

Ce téléfilm sera suivi d'un débat dont les participants seront :
- M. Azouz Begag, Ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances
- M. Claude Dilain, Maire de Clichy sous Bois
- M. Samir Mihi, Porte-parole « AC le feu », président d’ « Au-delà des mots »
- M. Bruno Beschizza, Secrétaire général « Synergie officiers de police »
- Dr Stephan Luft, politologue, Université de Brême

Plus d'infos sur le site d'Arte

MAJ : Pendant une semaine, vous pouvez (re)voir gratuitement le film et le débat.


II - Le Bruit, l'Odeur et quelques étoiles.

Une semaine après cet incident tragique, je vous signalais l'existence d'un documentaire sur un événement relativement similaire.
Il sera intéressant de comparer ces deux oeuvres (ce que je ne pourrais malheureusement pas faire pour l'instant pour cause d'entraînement de rugby).

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Extrait de l'article du 04/11/05 :

Une impression de déjà vu.
Décembre 1998, le jeune Habib est tué lors d'une bavure policière, ici à Toulouse. Suivront plusieurs jours d'affrontements et une tentative de mobilisation citoyenne par un groupe de jeunes qui vont finir par déraper découragés par les promesses non tenues.

En 2002, Eric Pittard revient sur ces événements quelques années après à travers un superbe documentaire, Le Bruit, l'Odeur et quelques étoiles.
Une des forces de ce documentaire (
une excellente critique) est de se contenter de relater les faits et de laisser parler les acteurs de ces journées. Paroles souvent très fortes après lesquelles les textes de Zebda, qui émaillent ce documentaire, prennent tout leur relief.

L'intervention qui m'a le plus marqué est celle d'un homme d'une quarantaine d'année qui disait en gros ceci: "Nous avons accepté les humiliations, les difficultés, sans rien dire, car nous pensions que cela s'améliorerait pour nos enfants. Maintenant, je ne crois plus en l'avenir."


III - Et maintenant ?

L'an dernier, pendant de nombreuses semaines, les banlieues étaient sous les feux des projecteurs : grands débats, envolées lyriques, promesses, etc.
Comme d'habitude, depuis, on a remis le couvercle sur la cocotte et on est passé à autre chose.
Et pourtant les problèmes persistent, quand ils ne s'aggravent pas comme me l'a raconté un ami prof il y a quelques jours.
En ce moment, c'est les SDF dont on redécouvre les problèmes comme chaque année.

Et qu'attendons-nous ?
Comme disait un des personnage de La Haine : "Jusqu'ici, tout va bien. Jusqu'ici, ..."

Cette critique ne s'adresse pas seulement aux élus de tous bords, mais également à nous, citoyens, moi le premier.

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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 20:33

Pière d'insérer

L'espace de notre vie n'est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble ? On sent confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça cogne. Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d'un endroit à l'autre, d'un espace à l'autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d'espace. Le problème n'est pas d'inventer l'espace, encore moins de le ré-inventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd'hui pour penser notre environnement...), mais de l'interroger, ou, plus simplement encore, de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n'est pas en évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d'anesthésie.
C'est à partir de ces constatations élémentaires que s'est développé ce livre, journal d'un usager de l'espace.

Georges Pérec
Extrait d'Espèces d'espaces

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Voilà 11 mois, Platane me conseillait la lecture de ce livre. J'avais immédiatement commandé ce livre, mais visiblement je me suis planté quelque part puisqu'il n'est jamais arrivé...
11 mois donc que j'attends de lire ce fameux livre que je me suis acheté comme cadeau de Noël.
Mais ce premier texte est tellement prometteur qu'il n'est pas sûr que j'attende une semaine pour me l'offrir et m'y plonger tout entier.

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 13:31

Superbe article dans Le Monde aujourd'hui.
Très beau portrait, en effet, de cette France dont on ne parle pas dans les médias, cette "France invisible" pour reprendre le titre du dernier livre de Stéphane Beaud. 
Frontière invisible entre le lotissement de classes moyennes à celui voisin d'ouvriers souvent d'origine algérienne (voir aussi "Le ghetto français" d'Eric Maurin). Panne de l'ascenseur social qui obligent les parents à héberger leur fils de 30 ans qui n'a pas les moyens de se payer un loyer. Difficulté à parler d'un projet de vie en société (d'ailleurs l'abstentionisme ou le vote extrême ont sûrement de beau jour devant eux). Etc.
C'est un peu de tout cela dont parle cet article dont je vous recommande la lecture.

Quel remède à tout ce mal-être qui a du mal à s'exprimer et que l'on ne veut surtout pas voir ? Pas de réponses simples, assurément.
Mais pour trouver des réponses, encore faut-il se poser les bonnes questions. Or, si on ne cesse d'esquiver en abordant pas les sujets de fond, je suis persuadé que c'est un tort. Donc parlons un peu de la société dans laquelle on veut vivre ensemble (voir mon article "Un urbanisme politique ?").

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 13:50

Christophe Camus est enseignant de sociologie en école d'architecture et, depuis un mois, il a un blog sur lequel il indique pas mal de textes intéressants comme celui ci-dessous.

Le rapport entre nos vies et nos lieux de vie ("Vies et lieux de vie", "Changement de musique") est un sujet qui me semble fondamental et malheureusement trop délaissé dans les projets urbains.
Peut-être cet article me permettra-t-il d'approfondir la question.

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Lieux habités, lieux investis : le lien au territoire, une composante identitaire ?

de France Guérin-Pace

"Une personne sur trois interrogée dans l’enquête Histoire de vie évoque son lieu d’origine ou un lieu d’attachement, comme importants pour dire qui elle est. Dans un contexte où les parcours géographiques individuels sont de plus en plus complexes, le lieu de naissance et la nationalité sont insuffisants pour comprendre comment se forme le sentiment d’appartenance des populations à un territoire. Cette composante spatiale de la construction identitaire est appréhendée dans l’enquête à partir du recueil des lieux de vie successifs des personnes mais aussi de lieux plus subjectifs comme les lieux d’attachement, de projet, un lieu éventuel de sépulture et le sentiment d’origine géographique.
Le sens donné à ces lieux investis et leur mobilisation comme référent identitaire diffèrent selon les parcours, les appartenances sociales et les caractéristiques démographiques des individus. À titre d’exemple, donner un lieu d’attachement est plus le fait de personnes vivant seules, d’étudiants, de personnes ayant investi dans un endroit (propriétaires) ou ayant connu une forte mobilité. Le lieu de projet est quant à lui plus le fait des moins de 50 ans, des personnes n’ayant pas d’attache matérielle ou professionnelle, et des urbains.
Se référer à son lieu d’origine pour se définir est beaucoup plus fréquent pour les personnes immigrées ou de parents immigrés que pour celles nées françaises. Les immigrés devenus Français se réfèrent moins souvent à ce lieu, même s’ils le citent fréquemment comme lieu d’attachement."

La suite, c'est par là.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 14:01

La question du périmètre pertinent pour le "projet de ville"

Un nouvel article sur le "Grand Paris" me donne l'occasion, d'évoquer à travers l'exemple parisien, le sujet du territoire pertinent du "projet de ville" dont je parlais dans mon article "Un urbanisme politique ?".

Notre histoire nous a légué 36 000 communes, 4 000 cantons, des districts, des départements, des régions, des syndicats mixtes en tout genre, des Pays, des communautés des communes, des communautés d'agglomérations, des communautés urbaines, bref une supperpositions d'échelons administratifs et politiques dont la trop grande complexité freine l'apparition d'échelons pertinents pour l'organisation et l'aménagement du territoire.

Il y a, par exemple, une différence importante entre la cohérence de la commauté urbaine de Bordeaux, ensemble de 27 communes qui gèrent ensemble, notamment, les questions de l'urbanisme, des transports, de l'habitat, et le non pas "Bordel magnifique" de Cali, mais bien bordel, tout court, de l'agglomération toulousaine et de sa mozaïque d'institutions.
J'entamerai bientôt une série d'articles sur la tentative d'avoir enfin une démarche cohérente et partagée à travers l'inter-SCOT toulousain.

Et cette question du territoire pertinent se pose aussi dans le monde rural.

Il n'y a jamais de réponse simple généralisable à l'ensemble du pays.
Néanmoins, il me semble essentiel que s'accélère l'émergence de territoires institutionnels correspondant aux bassins de vie du XXIe siècle.
Certains ont bien avancé, d'autres sont encore très très en retard.

Et Paris fait partie de ces derniers.


Le pari du "Grand Paris"

Que dit donc
cet article ?
Tout simplement que Paris est à l'étroit dans ses frontières de 1860 (seulement 105 kilomètres carrés, contre 889 pour Berlin et 1 579 pour Londres).
Comment traiter les questions de l'urbanisme, des transports, du logement, de l'emploi, des graves déséquilibres et des convergences sur celles-ci en continuant le chacun pour soi, le chacun chez soi ? 
Comment considérer encore le périphérique comme une frontière quand il est, comme le fait remarquer le journaliste, d'abord une césure dans un territoire correspondant à la partie la plus dense de l'Ile-de-France, soit plus ou moins l'ancien département de la Seine (disloqué en 1968 en quatre : 75, 92, 93 ,94), quelques 80 communes et 8 millions d'habitants.
Et pourtant bien des freins persistent dont certaines préoccupations politiciennes et une certaine peur de l'impérialisme parisien.

Le 9 novembre dernier s'est réunie une conférence métropolitaine de l'agglomération parisienne, instance totalement informelle, mais qui, au moins, pose la question de la collaboration de Paris et de sa banlieue.
Mais on est encore bien loin de déboucher sur le choix d'un territoire pertinent et d'un vrai projet pour celui-ci.


Leurs "Grand Paris"

Le Paris fractal d'Alain Renk

Alain Renk, dont je vous ai déjà parlé, prône l'émergence d'un "Grand Paris" fédération des différents bassins de vie de la métropole.

"Imaginons un instant que la frontière Paris banlieues disparaisse, non pas dans l'intégration des banlieues à un majestueux et unique Grand Paris, mais qu'à l'inverse la multiplicité inventive des banlieues rejoigne la ville historique, pour donner naissance à une nouvelle entité, constituée par exemple d'une quinzaine de quartiers métropolitains, organisés à partir des bassins de vie parcourus quotidiennement par les habitants. Certains quartiers métropolitains regrouperaient sans distinction communes de la première couronne et arrondissement parisien. D'autres seraient plus extérieurs et intégreraient des espaces de nature ou agricoles. [...]
L’autonomie ainsi organisée des nouveaux quartiers garantirait toute tentation de retour à un Grand Paris unitaire. L’évolution serait ainsi définitive vers une métropole fractale vivante et expérimentale, aux multiples facettes, constituées de l’identité différenciée des territoires. L’équilibre global de l’écosystème urbain sera lié à l’équilibre de chacune de ses parties."


Plus d'infos sur son site : "Métropole fractale" et "Vous avez dit fractal ?"

Petit BONUS : un article que m'a envoyé Alain il y a quelques mois sur le Salon international de l'Immobilier, le Mipim 2006


La banlieue au centre du "Grand Paris" de Roland Castro

Roland Castro est un architecte militant.
Dans les années 80, il fait partie des précurseurs en terme de politique de la ville, notamment avec "Banlieue 89", mission confiée par François Miterrand, qu'il anime avec Michel Cantal-Dupart, l'un de mes anciens professeurs, et dont l'objectif est de réhabiliter et relier entre elles les banlieues.
Aujourd'hui, il est candidat à l'élection présidentielle.

Concernant Paris, Roland Castro propose "penser radicalement les rapports du centre à la périphérie, de déplacer le regard, aujourd’hui obsédé de centralité archaïque, au profit de la construction d’une centralité périphérique et de le faire avec l’Etat qui donne l’exemple. Sa solution : déplacer les ministères régaliens au Nord et les ministères techniques et culturels à l’Est et au Sud. Par exemple, l’Elysée et Matignon à Saint-Denis, la place Beauvau (Intérieur) à Rosny-sous-Bois ou encore la rue de Valois (Culture) à Vitry, là où le premier musée d’art contemporain de "banlieue" a eu tant de mal à voir le jour."

Plus d'infos dans
cet article et cette vidéo.


Paris est sa banlieue

Voici deux ans que Jean-Paul Chapon,
citoyen passionné par la question, développe ses réflexions sur son passionnant blog "Paris est sa banlieue" que j'avais un peu perdu de vue.
Pourquoi ce titre ?
La réponse est là.
Pour le reste, je ne peux que vous inciter à fouiller dans son blog qui fourmille d'idées, de documentation, de note d'actualités, etc.

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