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Introduction

Le temps d'un livre
 

Après trois dernières années où la pratique a pris le dessus, il est temps pour moi de prendre du recul, de reprendre le temps dfe la réflexion.

Le Grand Toulouse vient de m'accorder un an de congé de formation à cette fin avec un projet de mémoire un peu particulier : un livre.

 

"Quel urbanisme pour mon territoire ? Petite introduction pour ceux qui veulent participer.", tel est son titre provisoire.

Il n'aura pas la prétention de dire au lecteur quel urbanisme est nécessaire pour son territoire, mais bien de lui ouvrir des perspectives et lui donner des éléments pour y réfléchir.

Il s'agit d'un projet global et multimédia dans lequel contenu, format et modalités de réalisation sont intimement liés et conçu pour répondre à plusieurs niveaux de lecture (citoyen intéressé, citoyen engagé, professionnel ou élu).

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'objectif est de publier ce livre à l'automne 2013.

 

Ce blog aura une place particulière dans ce projet comme lieu de débat pendant sa réalisation et comme support de ressources complémentaires du livre par la suite.

N'hésitez donc pas à faire part de vos commentaires et à vous inscrire ci-dessus pour être prévenus de la publications des nouveaux articles. Bref: participez !

 

Voir la note de présentation.

 

Juin 2012

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Le projet de livre

Livre QUel urbanisme pour mon territoire - page garde V2.0

8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 21:59

Voici un texte de Claude Onesta paru dans La Croix, après les JO de Pékin, en novembre 2008.

Au-delà de l'esprit "compétition", il montre comment une dynamique entre le collectif et les individus, quand ils se nourrissent mutuellement, permet d'atteindre des objectifs inatteignables autrement.

Ce sont des notions très importantes pour moi. Cela explique que je sois souvent très investi dans la recherche et la construction de ce type de dynamiques collectives si compliquées et si fragiles mais ô combien enrichissantes à vivre. 



Titre : Cette sensation unique de force.
Sous-titre : Claude Onesta, entraîneur national de l’équipe de France de handball championne olympique


«Aux Jeux olympiques de Pékin, nous avons vécu deux mois ensemble et disputé seulement douze matchs. Les joueurs s’entraînaient deux à trois heures quotidiennement sur le terrain. Le reste était du temps de vie commune, aussi déterminante pour la cohésion du groupe que ce que l’on accomplit sur le plan sportif. Pour obtenir une bonne équipe sur le terrain, il faut de la complicité. Je ne parle pas d’amitié. Dans un groupe de quinze personnes, tout le monde n’est pas ami. Certains joueurs de l’équipe nationale ne passeraient pas leurs vacances ensemble ! Dans le sport professionnel, comme dans toute vie sociale, on ne fonctionne pas sur des sentiments. Au-delà de l’amitié, il est question de respect, de responsabilité, et d’objectifs communs.


Les joueurs sont avant tout des collègues, des partenaires, qui ont compris que l’objectif ne saurait être gagné que par la performance de tous. L’esprit d’équipe, c’est d’abord des gens qui sont capables de mettre en œuvre des comportements adaptés pour atteindre un but. Chacun a besoin de l’autre pour réussir. C’est la règle de base de l’esprit collectif. Je ne vois pas mon partenaire comme un concurrent mais comme quelqu’un qui, se réalisant pleinement, va permettre au groupe de réussir.


La dureté de la compétition en fait une épreuve perturbante, souvent traumatisante. Seule la cohésion permet de rebondir et de dépasser la difficulté pour aller rechercher de nouvelles victoires. Cela rend nécessaire d’être entre nous tous d’une franchise totale qui peut parfois être rude. Les équipiers se disent des choses difficiles à entendre. L’amitié, au contraire, amène les individus à se protéger les uns les autres au risque de ne pas exprimer ce qui est nécessaire pour progresser. L’esprit d’équipe exige d’exclure toute tricherie, de veiller à ce que chacun soit exactement dans son rôle. Sur ce point, j’ai souvent l’impression que le grand public et les médias ne comprennent pas ce qu’est une grande équipe. Ce n’est pas l’addition des stars qui fait la qualité d’une équipe. Quel sens aurait un casting de cinéma qui ne retiendrait que des premiers rôles ? Il en va de même pour le sport. Si je ne sélectionne que des candidats au premier rôle, tous ceux qui ne l’obtiendront pas pendant la compétition seront en souffrance. Et un homme qui souffre, c’est un homme moins performant, qui créé des perturbations, qui menacent l’équilibre. Une bonne distribution suppose de trouver des personnes qui vont s’impliquer dans un rôle mineur et en seront satisfaites. Souvent, c’est dans la force et l’investissement de ceux qui jouent peu que l’on trouve un élément fort de cohésion de la vie du groupe. Et parfois, même, durant un match, la surprise va venir d’un second rôle.


L’entraide se joue sur le terrain et dans les moments de vie. Au village olympique, nous ne vivions pas à l’hôtel mais à six ou huit dans quatre appartements, sur un même palier. Le séjour est une aventure collective dix heures par jour. Si l’on a gagné la Coupe du monde, c’est aussi parce qu’on a réussi à vivre deux mois ensemble sans jamais le moindre accroc. Ce groupe se connaissait depuis longtemps et chacun avait fait de la médaille d’or l’objectif prioritaire. Nous étions si investis que, vu de l’extérieur, on a pu donner l’impression d’un groupe de copains. La réalité est que cette cohésion reposait sur un pacte.


Cela étant, il arrive que des équipes prennent une dimension qu’on n’imaginait pas au départ. À Pékin, nous avons eu la sensation, à mesure que la compétition avançait, que rien ne pouvait disloquer ce groupe car il avait trouvé son équilibre. Je vis avec ces joueurs depuis sept ans. Chacun avait tellement identifié l’objectif des JO comme la priorité que les problèmes, les aléas de fonctionnement ne pouvaient plus avoir de prise sur l’investissement. Ces joueurs comptent tous parmi les meilleurs du monde. En tant qu’entraîneur, je ne prétends pas leur apprendre à jouer. Mon rôle est de trouver et de préserver l’équilibre qui va donner sa dimension optimum au groupe. Et lorsqu’on voit une équipe devenir imbattable, on éprouve un sentiment du devoir accompli, de joie et de bonheur. La création d’une grande équipe semble une quête impossible mais chaque fois que l’on s’approche de l’excellence, on connaît cette sensation unique de force et de puissance générée par une vie collective maîtrisée. Les Jeux de Pékin resteront un de ces moments rares qui font que, bien des années plus tard, les joueurs se réuniront parce qu’ils ont appartenu à cette équipe. Je dirais presque que le handball est un prétexte au regard de l’aventure humaine que nous avons vécue.»


Recueilli par
GORCE Bernard

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 23:14

Superbe poème de William Ernest Henley (1849–1903) que celui-ci écrivit après son amputation comme démonstration de sa résistance. Le titre latin signifie "invincible".


 

Out of the night that covers me,
Black as the Pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds, and shall find, me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

 



Traduction trouvée sur Wikipedia

Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.

Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.
 
Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.

Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin:
Je suis le capitaine de mon âme.

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23 janvier 2005 7 23 /01 /janvier /2005 00:00

J'ai trouvé amusant l'idée de Fred de reprendre le questionnaire de Proust et d'en détourner les questions pour le faire coller à l'univers professionnel. Et voilà donc mes réponses à cet auto questionnaire...


- L'entreprise "idéale" pour vous :
Porteuse d’un projet et d’une philosophie, plaisir et engagement de ses membres


- La qualité que vous appréciez chez un responsable :
Ambition dans la qualité du travail


- Le défaut que vous n'aimez pas :
Se prendre trop au sérieux


- Ce que vous appréciez chez les collègues :
Disponibilité


- Et ce que vous n'aimez pas :
Les querelles de personnes


- Votre plus grande réussite professionnelle :
Avoir choisi de suivre mon chemin.

C’est plus tortueux et long que je ne le pensais, mais je n’ai aucun doute car je suis ainsi fidèle à ce que je suis.


- Votre plus grand échec professionnel:
Pas de grands échecs d’un point de vue professionnel car mes différentes expériences ont, pour l’instant, été placées sous le signe de la réussite.

Une déception néanmoins : que l’on ne me donne pas plus souvent l’occasion de défendre mes candidatures en entretien.


- Le plus beau compliment qu'on vous ait fait :
 « Si dans 2/3 ans, vous changez d‘avis et souhaitez revenir à l’Industrie, contactez-nous. »

M. Guinaudeau, ancien PDG de Ratier-Figeac (1000 salariés), à la fin de mon stage ingénieur

-> Aucune chance (voir au-dessus), mais les différents compliments reçus alors m'ont touché par leur force (voir mon rapport)


- La pire des choses qu'on vous ait dite :
 « Tu poses trop de questions aux élus »

-> Une conception du rôle de l’urbaniste que je ne partage pas.


- Les entreprises que vous appréciez :
Je viens de postuler dans un cabinet qui visiblement partage un certain nombre de mes réflexions (voir l’introduction à gauche).

Je vous la présenterai une fois leur processus de sélection terminé ; que je sois choisi ou non.


- Les fautes professionnelles pour lesquelles vous avez le plus d'indulgence :
Pas beaucoup d’indulgences pour les fautes professionnelles.

Pour les erreurs, oui. C’est humain, on en fait tous.


- Les petits riens qui vous désolent :
La rigueur oui, le rigorisme non.


- Les petits riens qui font du bien :
Les échanges de connivences.


- Le comble du bonheur en entreprise :
Voir se concrétiser des projets et partager alors le plaisir de leurs porteurs et de leurs bénéficiaires.

Apprendre.


- Le comble de la misère en entreprise :
Ne pas se donner les moyens de l’ambition affichée.

S'ennuyer.

 
- Enfin, ce que vous aimeriez que vous futur employeur vous dise, le jour de votre arrivée :
 « Heureux de vous compter parmi nous »
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8 décembre 2004 3 08 /12 /décembre /2004 00:00

"Je m'en allais dans les bois

Parce que je voulais vivre sans hâte

Vivre, intensément,

Et sucer toute la moelle de la vie

Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie

Pour ne pas découvrir, à l'heure de ma mort

Que je n'avais pas vécu"

 

Poème cité dans "Le Cercle des Poètes disparus"

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7 décembre 2004 2 07 /12 /décembre /2004 00:00

"Ella está en el horizonte.

Me acerco dos pasos,

Ella se aleja dos pasos.

Camino diez pasos 

Y el horizonte se corre

Diez pasos más allá.

Por mucho que yo camine,

Nunca la alcanzaré.

¿Para qué sirve la utopía?

Para eso sirve: para caminar."

 

Palabras andantes

----------------------

Elle était à l'horizon.

Je m'approche de deux pas,

Elle s'éloigne de deux pas.

Je chemine dix pas,

Et l'horizon s'enfuit

Dix pas plus loin.

Pour autant que je chemine

Jamais je ne m'en rapprocherai.

A quoi sert l'utopie?

A ceci elle sert: à cheminer.

Traduction par mes soins (je sais mon espagnol est en train de s'oxyder)

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6 décembre 2004 1 06 /12 /décembre /2004 00:00

"Caminante, son tus huellas
el camino y nada más;
Caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace el camino,
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante no hay camino
sino estelas en la mar."

 

"Marcheur, ce sont tes empreintes
 le chemin, et rien de plus;
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
le chemin se fait en marchant.
En marchant se fait le chemin,
et en jetant un regard derrière soi,
on voit le vieux sentier que plus jamais
on ne sera obligé d'emprunter.
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
il y a juste des sillages dans la foule."

Traduction par mes soins

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