"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"
Le compromis n'a pas souvent bonne presse chez nous. Il a une petite odeur de compromission ce compromis honteux, cette non-décision, ce marché de dupes que ses protagonistes ne se bousculent pas pour le défendre, quand ils ne sont pas les premiers à le transgresser.
Et pourtant, le compromis peut être autre chose.
"El compromiso", en espagnol, ne se traduit pas seulement par compromis, mais également par engagement.
"Estar comprometido" peut aussi signifier que l'on est engagé ... dans une relation amoureuse.
A des compromis qui n'engagent à rien ou des positionnements où chacun préfèrent avoir raison tout seul, je préfère des compromis ambitieux synonymes de respect, d'engagements, de projets partagés, où les problèmes sont abordés en amont et non quand la cocotte est au bord de l'explosion.
Et c'est sûr que ce n'est pas toujours un chemin facile, sinon on ne ferait pas le plus souvent autrement. Il faut accepter de prendre des risques (mais n'est ce souvent pas plus dangereux de laisser une situation pourrir ?), de se révéler (encore faut-il savoir ce que l'on attend et être capable de l'exprimer), de bousculer et de se faire bousculer, d'assumer les choix faits ensemble, de s'inscrire dans la durée.
Le collectif n'est pas alors l'ennemi de l'individu, au contraire il lui permet de s'épanouir et se nourrit de cette énergie.
Il en est ainsi de nos vies personnelles comme des projets de territoires.
Aussi je vous souhaite à tous de bons et joyeux compromis en 2007.
Et à moi aussi d'ailleurs ;o)