"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"
Je ne suis devenu un urbain qu'en 2001.
4 ans pourtant que j'étais étudiant à Toulouse sans être Toulousain.
4 mois à Valence en Espagne et, depuis, je suis toujours un peu Valencien.
La différence?
A Toulouse, mes lieux de vie étaient des points reliés essentiellement par des trajets en voiture: école, résidence de l'école, appartement avec amis, soirées étudiantes, quelques autres lieux par-ci par-là (place Saint-Pierre, le comptoir de Kiki et Stéph', la table de Patou et Jean-Luc, ...).
Des lieux liés à des moments de ma vie, mais peu liés entre eux.
Valence fut très différent.
D'abord car, comme tout étudiant Erasmus, j'ai profité de mon séjour à fond, à fond, à fond. Epoque très intense de ma vie donc.
Mais cela ne suffit pas à expliquer cette différence. Cela vient à mon avis du fait que j'ai vécu dans la rue. Comme je n'utilisais pas ma voiture, que mes colocataires n'étaient pas mes plus proches amis et qu'il en était de même pour ceux que je fréquentais, j'étais tout le temps dehors. A l'instar des bars, des bodegas, des discothèques ou des terrains de rugby, les rues, les places, qui les reliaient, étaient aussi des lieux de vie.
C'est cette cohérence entre ce moment de ma vie et ce lieu, Valence, qui est à l'origine de cette différence de perception entre ces deux villes.
Mon retour dans la ville rose va me donner de la (re)découvrir et, peut-être, de devenir un peu Toulousain.
| BONUS VIDEO PS: la suite de ce film, "Les poupées russes" sort le 15 juin prochain. |