"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"
Métro : rendez-nous les guichetiers !
"Métro parisien. Station Alésia. Un vieux monsieur hurle : «Ça marche comment ce machin ?» L’homme est excédé parce qu’il ne parvient pas à se procurer son titre de transport au distributeur automatique de tickets. L’employé de la RATP quitte son guichet et vient à son secours. Il lui explique les rudiments de la machine. Il faut sélectionner sur l’écran son titre de transport parmi une foule de propositions (ticket à l’unité, carnet, coupon hebdomadaire ou mensuel.). Valider son choix en appuyant sur un bouton vert. Annuler avec un bouton rouge si on s’est trompé. Le paiement se fait par pièces ou carte bancaire. Ça paraît simple. Mais le grand-père semble totalement désarçonné face à l’automate. On devine qu’il est incapable de refaire seul l’opération. «Alors on ne peut plus acheter au guichet ?» interroge-t-il. L’employé de la RATP lui répond non d’un signe de la tête."
La suite de cet article de Libération
Les frontières de la modernité
Libération aborde aujourd'hui la douloureuse question des exclusions que créent les progrès techniques dont on a plutôt tendance à penser qu'ils se démocratisent.
Si effectivement l'utilisation de téléphones portables, d'ordinateurs, d'accès internet, de machines automatiques ne cessent de s'étendre, il faut bien avoir conscience que, pour une part relativement importante de la population, ceux-ci créent de nouvelles frontières.
Frontières financières et, plus fondamentales encore, frontières entre ceux qui sont capables, au regard de l’âge ou du capital culturel, de s’approprier ces technologies nouvelles.
Frontières invisibles pour la plupart d'entre nous, frontières, si réelles et cruelles, pour ceux qui y sont confrontés quotidiennement.
Ces problèmes liés à l'accessibilité ne sont pas sans rappeler ceux que j'ai déjà évoqué quant à l'accès à l'espace public (Mobilité et perceptions - Nos vieux, nous, vieux - L'accessibilité de l'espace public).