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"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"

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Bouger pour s'en sortir (1)

A l'occasion de la préparation de notre atelier sur les mobilités et les fractures sociales, Jean-Pierre Clair, directeur d'AIL 46 nous a conseillé et permis la lecture du livre Bouger pour s'en sortir d'Eric Le Breton.
Ce livre publié en 2005 était l'occasion pour lui de faire le point alors que depuis 2002 au sein de l'Institut pour une ville en mouvement il animait un programme sur le rôle des mobilités dans les processus d'insertion sociale et professionnelle (plus d'infos ici).
Preuve de l'intérêt de ce livre, il est épuisé et une réédition ne semble malheureusement pas envisagée.

Le nom de Le Breton ne doit, normalement, pas vous être complètement inconu puisque, en septembre 2006, je vous entretenais de son excellent article Homo Mobilis (dont je viens de rajouter la version in extenso à mon commentaire) qui introduisait l'ouvrage collectif La ville aux limites de la mobilité.


Quatrième de couverture

"Le logement, la santé et la formation sont trois conditions de l'intégration sociale, explorées depuis longtemps et désormais bien connues. Mais il en est une quatrième, de plus en plus prégnante, même si elle n'a guère fait l'objet de travaux d'ensemble : la mobilité.
C'est l'objet de cet ouvrage.

La société contemporaine vit en effet sous le signe de la dispersion spatiale et temporelle. En moyenne constatée, les lieux où nous avons à faire (médecin, amis, travail) sont de plus en plus éloignés les uns des autres ; les temps de la vie quotidienne sont de plus en plus fragmentés, surtout dans le domaine du travail : les deux tiers des embauches s'effectuent aujourd'hui dans le cadre de contrats atypiques et de l'enchaînement des petits boulots, des journées discontinues, du travail de nuit et de week-end.

Or, une part croissante de la population ne dispose pas des moyens et de la capacité de mobilité correspondante. L'absence de permis de conduire, le manque des moyens d'acheter et d'entretenir une voiture, l'inaptitude à se diriger dans le métro, une résidence à l'écart des transports collectifs, autant d'empêchements de mobilité qui font obstacle à l'accès au travail, à la formation et aux autres ressources de l'intégration sociale.

Au plus près du terrain, le présent ouvrage propose une description inédite de ces difficultés de mobilité rencontrées par les femmes isolées, les personnes issues de l'immigration, les jeunes et les moins jeunes sans qualification, dresse un bilan et ouvre des pistes, à travers l'examen de démarches innovantes engagées dans le nouveau chantier des aides à la mobilité."


Plan de l'ouvrage

"Dans le premier chapitre, nous exposons les termes du problème : pourquoi la mobilité est-elle aujourd'hui un élément important de l'intégration sociale ? Le deuxième chapitre est consacré à la présentation des inscriptions territoriales des quatre populations les plus en dificulté au regard de la mobilité : les femmes isolées, les personnes isssues de l'immigration, les hommes non qualifiés et les jeunes. Ensuite (chapitre 3), nous caractériserons d'une manière plus générale l'inscription territoriale des insulaires.

Les trois chapitre suivants nous permettent d'entrer dans le détail des innovations mises en oeuvre par nos partenaires. Quelles ont été, tout au long de leurs démarches de conseption des aides à la mobilité, leurs difficultés et leurs ressources sur les plans politique et économique, juridique et institutionnel (chapitre 4) ? Nous décrivons ensuite, au plus près du terrain, le fonctionnement concret des dispositifs. Comment apprendre la mobilité à des personnes illettrées, à des femmes fragilisées par la vie (chapitre 5) ? Comment fonctionnent la location à prix réduits de voitures, le taxi social et le transport à la demande (chapitre 6) ?

Dans le septième et dernier chapitre, nous tentons de "déconstruire" ce qui est en jeu dans la mobilité des individus, d'appréhender les dimensions à tracers lesquelles la mobilité contribue à leur intégration sociale.

Tous les chapitres sont bâtis sur le même canevas. Nous les ouvrons par des histoires de vie de personnes rencontrées au sein des six organisations. Puis nous prenons du champ par rapport à ces étus de cas en intégrant à l'analyse des informations emprutées à d'autres structures dont nous avons suivi plus rapidement les démarches ainsi qu'à la littérature disponible sur les questions traitées."

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