"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"
Lors de ces derniers mois, notre petit groupe (2 urbanistes et 2 chercheurs) qui a choisi de travailler sur le thème des rapports entre mobilités et fractures sociales a planché afin de préparer l'atelier de ce vendredi.
Nous avons ainsi formulé une série de questionnements que nous avons soumis à nos intervenants afin qu'ils servent de fils conducteurs.
Les voici :
1. Une société hypermobile ?
Tout d'abord, commençons par le contexte. A travers certaines situations, on constate que la société contemporaine se structure de plus en plus par rapport à la mobilité.
Peut-on parler de société hypermobile ?
Si oui, comment caractériser la société hypermobile ?
Peut-on parler des mobilités quotidiennes sans parler des mobilités résidentielles et des mobilités sociales ?
2. Des situations personnelles contrastées
On observe des situations personnelles contrastées où certains semblent mieux le vivre que d'autres. Pourquoi ?
Ces inégalités quant à la mobilité recoupent-elle les inégalités sociales existantes ou est-ce plus complexe que cela ?
Peut-on distinguer des stratégies, des compétences ou d'autres facteurs qui expliquent ces différences ?
3. Des différences selon les territoires
Ces questions de mobilités se jouent aussi sur différents types de territoires (urbain, périurbain, rural) et à différentes échelles (proximité, quartier, commune, grand territoire, international).
Est-ce qu'elles s'y posent de la même manière ? Comment penser ensemble ces différents territoires et échelles ?
Les difficultés des personnes ne s’accompagnent-elles pas de fractures visibles et invisibles dans les territoires ? Comment les caractériser ?
4. Trois questions pour aller plus loin
Un premier constat n'est-il pas que les difficultés de mobilités ne se limitent pas à des questions de systèmes de transports ?
L'enjeu n'est-il pas finalement l'autonomie et la possibilité pour chacun (individu ou territoire) de vivre sa vie ?
Est-ce que tout ceci ne doit pas amener les différents acteurs (collectivités, Etat, travailleurs sociaux, associations, entreprises, etc.) à ré-interroger leurs politiques et leurs actions dans différents domaines (social, transports, aménagements, etc.) ?