"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"
I - L'embrasement

Vendredi 12 janvier, Arte revient sur la mort de deux adolescents à Clichy-sous-bois qui a servi de déclencheur aux émeutes de l'automne 2005.
La soirée commencera par une fiction réalisée tout juste un an après ces funestes événements.
La bande annonce : Haut débit / Bas débit
Ce téléfilm sera suivi d'un débat dont les participants seront :
- M. Azouz Begag, Ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances
- M. Claude Dilain, Maire de Clichy sous Bois
- M. Samir Mihi, Porte-parole « AC le feu », président d’ « Au-delà des mots »
- M. Bruno Beschizza, Secrétaire général « Synergie officiers de police »
- Dr Stephan Luft, politologue, Université de Brême
Plus d'infos sur le site d'Arte
MAJ : Pendant une semaine, vous pouvez (re)voir gratuitement le film et le débat.
II - Le Bruit, l'Odeur et quelques étoiles.
Une semaine après cet incident tragique, je vous signalais l'existence d'un documentaire sur un événement relativement similaire.
Il sera intéressant de comparer ces deux oeuvres (ce que je ne pourrais malheureusement pas faire pour l'instant pour cause d'entraînement de rugby).
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Extrait de l'article du 04/11/05 :
Une impression de déjà vu.
Décembre 1998, le jeune Habib est tué lors d'une bavure policière, ici à Toulouse. Suivront plusieurs jours d'affrontements et une tentative de mobilisation citoyenne par un groupe de jeunes qui vont finir par déraper découragés par les promesses non tenues.
En 2002, Eric Pittard revient sur ces événements quelques années après à travers un superbe documentaire, Le Bruit, l'Odeur et quelques étoiles.
Une des forces de ce documentaire (une excellente critique) est de se contenter de relater les faits et de laisser parler les acteurs de ces journées. Paroles souvent très fortes après lesquelles les textes de Zebda, qui émaillent ce documentaire, prennent tout leur relief.
L'intervention qui m'a le plus marqué est celle d'un homme d'une quarantaine d'année qui disait en gros ceci: "Nous avons accepté les humiliations, les difficultés, sans rien dire, car nous pensions que cela s'améliorerait pour nos enfants. Maintenant, je ne crois plus en l'avenir."
III - Et maintenant ?
L'an dernier, pendant de nombreuses semaines, les banlieues étaient sous les feux des projecteurs : grands débats, envolées lyriques, promesses, etc.
Comme d'habitude, depuis, on a remis le couvercle sur la cocotte et on est passé à autre chose.
Et pourtant les problèmes persistent, quand ils ne s'aggravent pas comme me l'a raconté un ami prof il y a quelques jours.
En ce moment, c'est les SDF dont on redécouvre les problèmes comme chaque année.
Et qu'attendons-nous ?
Comme disait un des personnage de La Haine : "Jusqu'ici, tout va bien. Jusqu'ici, ..."
Cette critique ne s'adresse pas seulement aux élus de tous bords, mais également à nous, citoyens, moi le premier.