"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"
Où vit-on le mieux dans le Grand Toulouse ?
La Dépêche du Midi publie ces prochains jours (jusqu'au 26 janvier) une grande enquête sur 98 communes de l'aire urbaine toulousaine.
L'analyse a porté, à travers 93 critères, sur huit grands thèmes :
- potentiel et développement économique,
- transports et circulation,
- environnement,
- sécurité,
- social,
- animations et loisirs (sports, culture, associations…),
- qualité de vie,
- coût de la vie.
Ce n'est pas la première fois que l'on aura droit à une telle enquête qui estime pouvoir évaluer à partir de critères strictement objectifs la qualité de vie d'une commune.
Si l'on ne peut nier que ce type d'étude peut fournir un éclairage intéressant, on ne peut pas, pour moi, l'estimer comme suffisant.
D'une part car il m'apparaît un peu paradoxal d'évaluer une qualité sans étude qualitative, la quantité n'étant pas, jusqu'à preuve du contraire, synonyme de qualité. Les usages ont, par exemple, à infrastructures égales, une influence non négligeable. Et puis, ce n'est pas parce que des infrastructures apportent une bonne réponse aux besoins de la majorité qu'ils ne posent pas des problèmes à certains (par exemple, des trottoirs accidentés peuvent représenter de vrais obstacles pour des personnes âgées, ce que ne perçoit pas une personne valide -> Mobilité et perceptions).
D'autre part car il y a une part d'irrationnel dans notre perception de nos lieux de vie. J'ai déjà évoqué la question à travers le rapport entre nos moments de vies et nos lieux de vie (sujet aussi d'une étude de sociologie dont je vous ai également parlé), de l'influence de notre humeur du moment. Boris à travers sa thèse sur le marketing de la ville introduit la notion de "personnalité" de la ville.
Et toi, Christine, que penses-tu de ce travail d'observation ? Est-ce que ces questions rebondissent sur tes réflexions sur l'observation systémique des territoires ?
Et vous qu'en pensez-vous ?
Nul doute que nous aurons l'occasion d'en reparler avec Boris.
Je pense que le sujet de notre prochain apéro-débat (ouvert bien sûr à tous) est tout trouvé. Peut-être que nous irons un peu plus loin d'ailleurs. Qu'en penses-tu Boris ?
22 000 logements vacants sur Toulouse
C'est le sujet d'un autre article de la Dépêche aujourd'hui.
Ces 22 000 logements vacants représenteraient 10 % des logements existants sur Toulouse, soit une proportion bien plus importante que dans la banlieue ou le périurbain (respectivement 4 et 6%).
Il y aurait beaucoup à dire, mais une prochaine fois.