"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"
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Merci à Alain Renk, de l'agence Host, qui m'a envoyé un exemplaire de son livre suite à son passage sur ce blog.
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Le livre..
Simple la ville? Sûrement pas, considère Alain Renk.
Organiser la ville, programmer démesurément son évolution la rendrait incapable de s'adapter aux aléas.
Elle est, pour lui, un organisme vivant composé d'une multitude de régimes dynamiques qui, s'ils peuvent donner une impression "chaotique", appartiennent néanmoins à une organisation extrêmement complexe.
Comme pour l'image connue du battement de papillon qui pourrait provoquer une tempête à l'autre bout du monde, A. Renk juge que ceci est tout à fait analysable si l'on possède des outils adéquats.
L'objectif n'est plus alors de concevoir et construire la ville, mais de lui laisser la possibilité d'évoluer et de tirer partie de cette capacité au changement, pour influencer et guider son histoire par de micro-interventions.
Restent à développer des outils originaux.
Pour mener recherches théoriques et expérimentations pratiques, l'auteur a créé l'agence Host constituée de personnes engagées dans des univers différents (la recherche scientifique sur le chaos, la programmation pour les jeux vidéos, le marketing du luxe, la réalisation de documentaires culturels, la géopolitique pour lhumanitaire, la stratégie de marques et la direction artistique pour la mode.).
Mon avis.
Ce n'est pas parce que ce livre est court (60 pages) qu'il se lit comme du petit lait.
Très conceptuel (ce qui n'est pas mon fort), intervenants multiples, il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois, et encore, je n'ai pas honte de dire que certains passages restent obscurs.
Mais ce n'est pas en choisissant le confort que l'on avance.
Or, c'est sûr que planifier l'évolution d'un territoire pour les 10 prochaines années... et laisser les acteurs locaux se débrouiller, notamment les petites communes, est une attitude confortable pour un urbaniste.
Comme Alain Renk, je me méfie des projets figés.
Venant de l'Industrie, je vous ai d'ailleurs déjà parlé de ma conviction qu'un projet urbain doit être géré pour évoluer et s'adapter.
Et si vous êtes convaincu, comme moi, que le plus grand nombre doit participer au projet urbain, il faut, en plus, être simple, sans être simpliste, pour rendre compte de cette complexité.
Complexe la tâche de l'urbaniste? Assurément!
Alain, tiens-nous au courant!