"L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien !"
(mise-à-jour 26-10-07 : je vous conseille vivement la vidéo ci-dessous)
Une question complexe
Un des problèmes des spécialistes, c'est qu'ils finissent par se prendre au sérieux et s'estimer porteur d'un savoir leur permettant d'imposer leur vision des choses ("Nous, on sait ce qu'il faut faire !").
C'est oublier un peu rapidement que la ville est une question très complexe et que le passé nous a souvent montré nos limites.
Ce reproche, je le fais aux autres, mais aussi à moi-même car c'est tellement facile de glisser.
Que n'ai-je pas entendu sur "La Rue" ?
Car, vous comprenez, "si nos villes ont tant de problèmes aujourd'hui, c'est qu'on ne sait plus faire de Rues". C'est pas faux, mais ce n'est pas si simple.
Je trouve, en effet, que l'on néglige trop souvent la vie qu'il y a dans ces lieux.
Parce que l'espace public est le théâtre de moments de vie, les lieux ont un sens plus complexe (Vie et lieux de vie, Changement de musique).
Parce que nous n'avons pas tous les mêmes capacités physiques, nous n'en avons également pas tous la même perception (Mobilité et perceptions).
Parce qu'à travers ses usages, souvent bien éloignés de ceux imaginés, chaque individu participent à la construction de la cité (L'usage, l'urbanisme des citoyens, La rue est réservée à tous, partageons, La rue est à nous... tous !).
Bouffées d'oxygène
Une longue instroduction pour vous proposer des fouffées d'oxygène à travers une série d'événements en France pour voir la "Rue" autrement à travers ses usages détournés et l'Art.
Rue libre !, partout en France
Ce samedi 27 octobre à lieu la journée nationale des arts de la rue.
Regardez sur cette carte ou dans le programme, il y a peut-être une manifestation près de chez vous.
Mais que sont les arts de la rue ?
Parfois, quelques vidéos valent mieux que de longues explications allez donc voir celle-ci (La déclaration du Maire et quelques salivants extraits de spectacles).
Voici en tout cas leur manifeste.
« Nous existons parce que c’est nécessaire,
Nous sommes nés il y a 2500 ans,
Les gens nous rencontrent souvent par hasard, parfois sans le savoir,
Nous sommes pour tous les yeux et toutes les oreilles,
Nous investissons toutes sortes de lieux : rues, friches, forêts,
campagnes, cours d’immeubles, villes, villages...
On nous dit de rue,
C’est notre scène, notre ring, notre choix,
Nous cultivons la rue ...
Artistes, auteurs, programmateurs, techniciens... !
En ces jours,
où l’espace marchand prend toute la place,
où la peur est brandie pour nous faire penser bas et dresser nos oeillères,
où les bornes, les panneaux, les barrières se multiplient,
où l’on est prié de circuler,
Nous revendiquons haut et fort qu’il y a quelque chose à voir,
à partager,
à rencontrer,
des centaines de fêtes et de rendez-vous, des milliers d’artistes,
des millions de spectateurs,
ce quelque chose que nous,
Artistes citoyens inscrits dans la cité nous nous employons à construire jour après jour !
Nous revendiquons le droit à vivre de nos métiers
Nous croyons que l’art peut sauver le monde,
mais de préférence tout de suite...
Et qu’il doit s’épanouir...
En rue libre... ».
Fin d'interdiction de stationner à Toulouse
La compagnie de danse Ex nihilo intervient cette semaine à Toulouse, d'abord de manière impromptue depuis mardi et lors d'une présentation publique, sur la place Saint-Georges, samedi à 17h30.
"Une déclinaison de Trajets de vie, Trajets de ville de la compagnie ex nihilo (Marseille), déclinaison sur le territoire du Grand Toulouse.