Chez Belan

 "L'apprenti urbaniste n'est pas un apprenti magicien."

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ATTENTION
Après des semaines de calme, je vais publier plusieurs articles dans les jours à venir  dont 4 ou 5 en plus sur les rapports mobilités et fractures sociales ainsi qu'un sur l'identité toulousaine aujourd'hui. 
J'ai de plus mis en ligne le compte-rendu du
Freeze de Toulouse

   A la recherche d'une nouvelle mission
(
voir CV).

 

Introduction n°3

  Entrée en campagne


En mars 2008, les élections municipales rendront leurs verdicts et se mettront en placent les équipes qui gèreront nos communes ces 6 prochaines années.
D'ici là, c'est le temps de la campagne.
Le temps de la constitution des listes, des alliances, des programmes. Le temps des débats, mais aussi des attaques et des dénigrements.

C'est une période très intéressante pour réfléchir et échanger sur ce qu'est et peut-être un urbanisme communal.

Mes expériences m'ont montré que celui-ci peut souffir de nombreux maux :
- des projets "emblématiques" trop isolés,
- un urbanisme de réactions (opportunités non anticipées, projets privés, etc.),
- mozaïque institutionnelle paralysante,
- cadre réglementaire complexe,
- manque de moyens,
- volonté politique insuffisante,
- etc.
Pas facile dans ces cas là de peser réellement sur l'évolution de sa commune.

Alors face à la complexité de la ville, faut-il être résigné ?
Sûrement pas, mais cela demande de mettre en place un urbanisme communal complexe, humble et ambitieux, un urbanisme communal adapté au XXIe siècle.

Intercommunalité, culture urbaine partagée, projet global, pilotage de politiques urbaines, urbanisme des petits gestes, prise en compte des usages, volonté politique peuvent y contribuer.

En cette période charnière, ma disponibilité forcée me laisse du temps.
Du temps pour approfondir mes réflexions sur ce que peut être un urbanisme communal au XXIe siècle.
Du temps pour participer aux débats et accompagner des candidats dans leurs propres réflexions.
J'entre en campagne.

Nov 2007

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Mercredi 14 mai 2008

Témoignages extraits du livre

Marcelline
"Les premiers mois, je me débrouillais avec le bus. C'était pas drôle. Pour cinq ou six heures, j'avais presque une heure à une heure et demi entre l'attente et le trajet et puis un bon quart d'heure de marche entre l'arrêt de bus t mon premier ménage. J'ai tenu le coup quinze jours à ce rythme. Parce que cela m'obligeait à partir presque au moment où mes filles arrivaient à la maison. J'avais le temps d'aller les chercher à l'école et puis je partais de suite. Comme je rentrais tard, je les voyais un peu le matin, à moitié endormie et c'est tout. Pour le retour après le boulot, j'avais le dernier bus à minuit et demi, le bus de nuit. Il me laissait à deux ou trois kilomètres de chez moi, je finissais à pied. J'étais rentrée à une heure du matin."

Inconnue 1
"Dans le quartier, c'est une allure de clocharde qu'on doit se donner. Toutes les femmes de mon âge qui vont chercher les enfants à l'école sont habillées en jogging, en pantalon large [...] Dans le quartier, je ne me mettrais jamais féminine"

Faïza (qui appartient à un groupe d'apprentissage du vélo)
"Au début, j'avais des problèmes d'équilibre, mais maintenant ça va mieux. Il ne faut pas se décourager, répéter plusieurs fois, insister. En ville, j'aime pas trop. J'ai un peu peur des klaxons, du bruit, ça me tourne la tête et je perds l'équilibre. Pour le moment je préfère le parking [où le groupe s'initie au vélo], c'est plus tranquille [...]. Cela fait du bien de savoir faire du vélo, ça fait du bien pour le physique, c'est plus rapide pour tout faire."

Jean-Yves (qui réalise régulièrement ds petits travaux de bricolage)
"Je n'accepte les missions que dans un rayon de 7 km, soit 14 kilomètres aller-retour. D'une part, cela me permet de rentrer chez moi le midi, et donc je ne paye pas la gamelle. D'autre part, j'ai calculé que le kilomètre me coûte 0,11 € avec ma voiture qui a 15 ans. Quand je travaille trois jours, cela me coûte 7 € d'essence et je travaille alors une heure pour payer mon déplacement."

Patrick (qui avait quitté le domicile de ses parents pour une nouveau travail)
"Je suis resté même pas six mois. Je n'arrivais pas à me retrouver. C'était comme si je ne pouvais pas me débrouiller seul. Quelque fois je me pose des questions, parce que quand je suis parti, je voulais prouver que j'étais assez grand et que je pouvais faire des choses tout seul. Alors quand je suis revenu, en fait ça disait que je n'étais pas prêt. C'était comme se lancer dans l'aventure sans connaître les règles."

Femme qui a dû mal à explique où elle habite
" Je suis à Brunoy, vers les Hautes-Mardelles, vers Villecresnes. Les Mardelles, c'est vers le Bois de la Grange, à Yerres. Moi, je suis à la limite, c'est pour ça que c'est difficile de vous expliquer. Mardelles, Réveillon, c'est par là..."

Martine qui habite dans un village près de Royan
"Des fois, vraiment, c'est dur. Quand je croise mes voisins à la boulangerie ou à l'école, j'ai l'impression qu'ils me dévisagent, qu'ils savent tout, hein, que je suis au chômage, que j'ai le RMI, que j'ai même pas de voiture. J'ai l'impression des fois d'être moins que rien. [...] Dans une grande ville au moins, on dit que c'est anonyme. Mais l'anonymat, quand on est pauvre, au moins, on n'a pas honte."

Jean-Patrick qui habite à la campagne
"Deux rendez-vous dans la journée, je ne peux pas, c'est trop galère. Les gens comprennent pas ça. A l'ANPE ou à l'agence [d'intérim], ils me disent "faut être réactif". Ouais, mais pour moi, il faut que je me débrouille à chaque fois. Avant d'avoir le taxi [social] de l'Afeji, c'était vraiment la galère. Si le rendez-vous est trop tôt le matin, il n'y a pas de bus et le stop, ça marche pas. Si c'est en fin de matinée, je dois prévoir un casse-croûte parce que je peux pas rentrer chez moi pour manger. Alors l'été, OK, mais l'hiver, quand il caille et qu'il flotte... Et si l'après-midi, je dois recommencer dans un autre sens, le soir, je suis mort et le lendemain, je ne vais pas recommencer !"

Inconnue 2
"Moi, Paris, j'y vais jamais, enfin pas souven. mais mon mari y travaille. Ca fait que c'est comme si j'y allais, hein. Il me raconte. En fin de compte, c'est comme si je travaillais là-bas aussi. Enfin, pas tout à fait, mais un peu quand même. J'ai l'impression que je connais bien le quartier de sa boîte [dans le XIIe arrondissement], il me raconte ce qui se passe dans le métro."

Suzette qui suit les cours de l'auto-école sociale mis en place par la mission locale de Royan
"Le permis, ça va fluidifier ma vie. Je m'y consacre à fond. j'ai laissé tomber tout le reste depuis que je suis entrée en formation. La recherche d'un emploi, j'ai laissé tomber. C'est trop difficile de faire plusieurs choses à la fois. Le plus important, c'est vraiment le permis. Quanf j'aurai une voiture, ce sera complètement différent, pour moi, pour mes enfants, dans le regard qu'ils auront sur moi, mais aussi pour tous ceux qui me connaissent. Je ne dis pas que je vais devenir quelqu'un d'exceptionnel, mais au moins, quelqu'un de normal, quoi !"

Josette qui suit les cours de l'auto-école sociale mis en place par la mission locale de Royan
"J'appréhende, je suis anxieuse, je suis pas à l'aise, je me sens pas bien. C'est pour ça que c'est bien d'être à l'asso., autrement j'aurais baissé les bras. [...]
Quand on a l'échec dans sa vie, on se sent mal. C'est important pour moi de réussir le permis."

Michèle
"Le permis, je le veux vraiment, pour pouvoir me déplacer plus vite ; le bus, c'est long. Je voudrais pouvoir aller à la campagne, avec ma fille, dans des parcs de loisirs, ou même en vacances pourquoi pas... Et puis être autonome, ne plus avoir à demander aux autres. Pour les grosses courses, je demande à ma soeur ou à des copines, mais c'est gênant à force."

Jean-Marc
"C'était pas drôle, il suffit de perdre sa bagnole et on perd tout... Moi, vraiment, du jour au lendemain, j'ai eu l'impression d'être scotché. Tout devient hypercompliqué, tout devient angoissant."

Inconnu 1 à qui AIL 46 "louait" une voiture
"C'était génial, quand je me suis retrouvé dans la voiture, tout seul et que j'ai pu partir... Je pouvais aller où je voulais... Vraiment, avec la voiture, on se sent libre... Plus besoin de demander à quelqu'un, d'attendre... Avec le bus, on fait toujours des détours, on n'est pas son maître. La voiture, c'est vraiment la liberté. On part quand on veut, on passe par où on veut. Tout d'un coup, la vie devrien facile."

Nathalie à qui AIL 46 "louait" une mobylette
"La mobylette, c'est pas génial. Si je garde mon travail, j'essaierais de passer le permis pour avoir une voiture. [...] Mais je fais tout avec la mobylette, j'ai plus besoin de demander [à ses amis de la porter], c'est comme si j'étais devenue une adulte. C'est plus la honte pour moi."

Stéphane à qui AIL 46 "louait" une voiture
"Sans AIL, c'est sûr que je replongeais. C'était vraiment la chaîne, entre l'hôpital, le foyer [où Stéphane était hénergé en désintoxication], l'agence d'intérim, l'entreprise... Tout s'enchaînait bien, mais sans AIL, tout tombait à l'eau, le travail, le sevrage, ma femme, tout. La voiture, c'était vraiment le chaînon manquant. [...] Ce qui m'a vraiment aidé à m'en sortir, c'est deux choses : la confiance que certaines personnes ont placé en moi et la voiture. La voiture, ça m'a appris à respecter les autres. Maintenant, j'aime énormément conduire, pouvoir aller au travail, voir mes amis, mais surtout être libre."
Dans son livre qu'il nous a prêté, Jean-Pierre Clair, directeur d'AIL, a noté que Stéphane travaillait toujours en CDI, qu'il avait à présent deux enfants et qu'il construisait un pavillon.

par Benoît Lanusse publié dans : Comprendre
Mardi 13 mai 2008

A l'occasion de la préparation de notre atelier sur les mobilités et les fractures sociales, Jean-Pierre Clair, directeur d'AIL 46 nous a conseillé et permis la lecture du livre Bouger pour s'en sortir d'Eric Le Breton.
Ce livre publié en 2005 était l'occasion pour lui de faire le point alors que depuis 2002 au sein de l'Institut pour une ville en mouvement il animait un programme sur le rôle des mobilités dans les processus d'insertion sociale et professionnelle (plus d'infos ici).
Preuve de l'intérêt de ce livre, il est épuisé et une réédition ne semble malheureusement pas envisagée.

Le nom de Le Breton ne doit, normalement, pas vous être complètement inconu puisque, en septembre 2006, je vous entretenais de son excellent article Homo Mobilis (dont je viens de rajouter la version in extenso à mon commentaire) qui introduisait l'ouvrage collectif La ville aux limites de la mobilité.


Quatrième de couverture

"Le logement, la santé et la formation sont trois conditions de l'intégration sociale, explorées depuis longtemps et désormais bien connues. Mais il en est une quatrième, de plus en plus prégnante, même si elle n'a guère fait l'objet de travaux d'ensemble : la mobilité.
C'est l'objet de cet ouvrage.

La société contemporaine vit en effet sous le signe de la dispersion spatiale et temporelle. En moyenne constatée, les lieux où nous avons à faire (médecin, amis, travail) sont de plus en plus éloignés les uns des autres ; les temps de la vie quotidienne sont de plus en plus fragmentés, surtout dans le domaine du travail : les deux tiers des embauches s'effectuent aujourd'hui dans le cadre de contrats atypiques et de l'enchaînement des petits boulots, des journées discontinues, du travail de nuit et de week-end.

Or, une part croissante de la population ne dispose pas des moyens et de la capacité de mobilité correspondante. L'absence de permis de conduire, le manque des moyens d'acheter et d'entretenir une voiture, l'inaptitude à se diriger dans le métro, une résidence à l'écart des transports collectifs, autant d'empêchements de mobilité qui font obstacle à l'accès au travail, à la formation et aux autres ressources de l'intégration sociale.

Au plus près du terrain, le présent ouvrage propose une description inédite de ces difficultés de mobilité rencontrées par les femmes isolées, les personnes issues de l'immigration, les jeunes et les moins jeunes sans qualification, dresse un bilan et ouvre des pistes, à travers l'examen de démarches innovantes engagées dans le nouveau chantier des aides à la mobilité."


Plan de l'ouvrage

"Dans le premier chapitre, nous exposons les termes du problème : pourquoi la mobilité est-elle aujourd'hui un élément important de l'intégration sociale ? Le deuxième chapitre est consacré à la présentation des inscriptions territoriales des quatre populations les plus en dificulté au regard de la mobilité : les femmes isolées, les personnes isssues de l'immigration, les hommes non qualifiés et les jeunes. Ensuite (chapitre 3), nous caractériserons d'une manière plus générale l'inscription territoriale des insulaires.

Les trois chapitre suivants nous permettent d'entrer dans le détail des innovations mises en oeuvre par nos partenaires. Quelles ont été, tout au long de leurs démarches de conseption des aides à la mobilité, leurs difficultés et leurs ressources sur les plans politique et économique, juridique et institutionnel (chapitre 4) ? Nous décrivons ensuite, au plus près du terrain, le fonctionnement concret des dispositifs. Comment apprendre la mobilité à des personnes illettrées, à des femmes fragilisées par la vie (chapitre 5) ? Comment fonctionnent la location à prix réduits de voitures, le taxi social et le transport à la demande (chapitre 6) ?

Dans le septième et dernier chapitre, nous tentons de "déconstruire" ce qui est en jeu dans la mobilité des individus, d'appréhender les dimensions à tracers lesquelles la mobilité contribue à leur intégration sociale.

Tous les chapitres sont bâtis sur le même canevas. Nous les ouvrons par des histoires de vie de personnes rencontrées au sein des six organisations. Puis nous prenons du champ par rapport à ces étus de cas en intégrant à l'analyse des informations emprutées à d'autres structures dont nous avons suivi plus rapidement les démarches ainsi qu'à la littérature disponible sur les questions traitées."

par Benoît Lanusse publié dans : Comprendre
Vendredi 9 mai 2008
Quelques exemples

Devant chez moi, il y a un
boulevard. Même si vous êtes prêts à traverser un passage piéton au moment où le feu passe au vert, il est impossible pour quelqu'un en bonne santé de le traverser avant que le feu passe au rouge. Alors vous imaginez une personne âgée ou handicapée...

Souvent, les réseaux de transports en commun se contentent de converger vers le centre de l'agglomération délaissant la périphérie et notamment les zones d'emploi. Ils ne fonctionnent en plus que la journée (les bus s'arrêtent à 20h à Toulouse) et n'ont pas toujours des fréquences très attractives (fréquences souvent supérieures à 20 mn). Des personnes au chômage qui n'ont pas les moyens d'avoir une voiture doivent alors renoncer à certains emplois.
On notera que le mode de déplacements est un marqueur social très important : les transports en commun ont une forte image de déclassement (c'est pour ceux qui n'ont pas le choix) tandis que notre rapport à l'automobile, notre automobile frise parfois l'irrationnel.

Si ces dernières années, les personnes qui souhaitent devenir propriétaires s'éloignent de plus en plus, tous ne sont pas égaux. En effet, ce sont les personnes les plus modestes qui iront le plus loin et pour qui le coût toujours croissant des déplacements aura le plus d'impact.
Et que dire de ces personnes, dans le périurbain ou dans le rural, qui n'ont aucun moyen de locomotion, soit parce que seul leur conjoint a un véhicule, voire le permis, soit parce qu'elle sont seules ?

Que dire aussi de ces "ghettos", de riches, de pauvres, de classes moyennes, où certains s'enferment, où d'autres sont commes assignés à résidence, que certains traversent, que d'autres évitent ?
On
peut aussi évoquer ces chômeurs qui vont éviter les espaces publics pour ne pas avoir à subir le regard des autres comme l'explique Gwen Rosière ci-dessous.


Un atelier pour en parler

Séminaire du PREDAT sur les mobilités

Lorsque je vous ai présenté l'APUMP, l'association des professionnels de l'urbanisme de Midi-Pyrénées, je vous ai dit qu'elle animait le PREDAT qui est un lieux d’échange entre les acteurs de l’aménagement du cadre de vie (Etat, élus, professionnels et chercheurs).
Celui-ci doit permettre la construction d'une culture partagée, en
promouvant des recherches d'initiative territoriale dans les domaines de l'aménagement du territoire, de l'aménagement urbain, de la politique de l'habitat et de la politique de la ville.
Chaque année sont organisés deux séminaires. Ces séminaires ne se veulent pas une simple succession d'interventions et sont donc préparés plusieurs mois à l'avance par des groupes de travail.

Le séminaire du 13 juin sera consacré aux mobilités et entrera donc en résonnance avec les grands débats lancés au niveau de Toulouse, et bientôt l'agglomération, sur les problèmes de déplacements pour impulser une nouvelle politique plus ambitieuse.
L'intérêt est donc de montrer que les questions de mobilités ne se limitent pas à des question de transports.

Je vous communiquerai le programme complet bientôt, mais vous pouvez d'ores-et-déjà réserver votre journée.


Atelier Mobilités et fractures sociales

Avec deux chercheurs et un urbaniste qui travaille plutôt dans le rural, nous avons choisi de nous pencher sur les rapports entre mobilités et social car nous sommes y sommes confrontés dans nos activités comme le montrent les exemples ci-dessus.

Dans quelles mesures les questions de mobilités peuvent être sources de fractures sociales pour les territoires et leurs habitants.
Ne doit-on pas considérer aujourd'hui que les mobilités influent sur la possibilité ou non pour chacun de vivre sa vie ?

 
Questionnements par Fabrice Escaffre (chercheur au LISST-CIEU – Université de Toulouse) et Benoit Lanusse (urbaniste).
Présentation de l'expérience d'Auto Insertion Lotoise (AIL 46) par Jean-Pierre Clair, directeur de l'association.
Regards croisés par Marie-Christine Jaillet (directrice du LISST-CIEU – Université de Toulouse) et Lionel Rougé (chercheur à l'ESO - Université de Caen).

Dans les prochains jours, je publierai plusieurs articles pour débrousailler le sujet.
par Benoît Lanusse publié dans : Comprendre
 
 
 
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