"Les bons fabricants de ville, élus, urbanistes, architectes, paysagistes, rajoutent dess choses les unes aux autres,
regardent autour d'eux, sont attentifs à ce qui est déjà là, à ce qui se trouve dans son voisinage. Ils ne laissent pas le privé confisquer les trottoirs sans limites, ils préservent l'espace
public, ce vide gratuit, autant qu'ils le peuvent. Ils sont précautionneux, un peu prudent peut-être, minutieux sur les détails. Ils se soucient des petites choses : les vues qu'ils créent, les
courants d'air, l'ensoleillement, les ombres portées. Ils s'interrogent sur le beau, ils ne le considèrent pas comme un luxe. Ils le partagent. Les bons sont modestes. Ils acceptent de regarder les
gens vivre. Et ils corrigent le tir s'il le faut. Ils ont une morale en somme. Ils ne racontent pas aux gens des sornettes sur le bonheur."
C'est par ces mots magnifiques que Sibylel Vincendon termine son livre, "Petit traité des villes à l'usage de ceux qui les habitent". Je ne sais pas si je suis
un "bon fabricant de ville", mais c'est dans cet esprit que le professionnel militant que j'essaie de travailler. Et ce n'est pas facile.
A priori, rien ne ressemble plus à un plan de transports en commun qu'un plan de transports en commun. Et
pourtant...
Pour un utilisateur régulier des transports en commun toulousain, le projet de nouveau réseau bordelais fait envie.
Il ne s'agit pas d'un débat sur les avantages et inconvénients du métro et du tramway qui forment l'armature principale des deux réseaux, mais du maillage de ce bon vieux bus !
A Toulouse, existent plus de 70 lignes régulières de bus, aux horaires et fréquences très variées. Il s'agit d'un réseau en étoile qui rabat les voyageurs vers la croix de métro. Par contre, pour
les liaisons transversales, il faudra faire des détours. Bref, à part le métro, le réseau n'est pas très attractif.
L'exemple ci-dessus est d'ailleurs frappant. Des stations de métro des Argoulets (ligne A) et de Borderouge (ligne B), une dizaine de lignes de bus partent dont 8 empruntent le boulevard qui
les relient, mais aucune ne fait le lien entre les deux lignes de métro.
Le projet de nouveau réseau bordelais a justement pour ambition de rendre le réseau de transports en commun plus attractif.
Le projet de nouveau réseau
Idées reçues
L'enjeu est clairement de mieux répondre aux besoins du plus grand nombre et pour cela, il faut d'abord lutter contre certaines idées reçues.
Idée reçue n°1 : « L’heure de pointe, c’est aux alentours de 8h00 le matin et 17h00 le soir ». Idée reçue n°2 : « Pendant les vacances de février, la ville se vide».
Idée reçue n°3 : « Avec un plan du réseau, on se retrouve toujours».
Idée reçue n°4 : « Le réseau Tbc ne concerne que les habitants de l’agglomération».
Idée reçue n°5 : « Ce n’est pas la peine de desservir les centres commerciaux, les caddies ne sont pas acceptés
dans les bus ».
Idée reçue n°6 : « Les déplacements le soir, cela ne concerne que les étudiants et les fêtards ». Idée reçue n°7 : « Les étudiants sont réfractaires aux transports en commun ». Idée reçue n°8 : « Presque tout le monde va au centre ville».
Idée reçue n°9 : « Entre le bus et le tramway, tout le monde préfère prendre la tramway».
Idée reçue n°10 : « Les Personnes à Mobilité Réduite peuvent programmer longtemps à l’avance leur
déplacement».
La nouvelle architecture du réseau
13 "Lianes", lignes structurantes radiales qui sont liées à au moins 2 des 3 lignes de tramway,qui fonctionnent de 5h à 1h du matin et avec une fréquence de 10/15 mn de 6h30 à 20h30.
8 "Corols", lignes transversales (les lignes bicolore sur le plan) avec une fréquence de 20/30 mn (un peu faible) de 6h à 21h.
8 "Citéis", lignes pour accompagner la mobilité au sein de bassins de vie de proximité. Elles desservent les différentes centralités et équipements aux zones d'habitat.
"Urb-VO" est un concours inter-universitaire de vidéos sur l'urbanisme organisés par deux étudiants de l'Institut d'Urbanisme de Grenoble, Pierre Renault
et Benjamin Hecht.
Pour cette première édition, les thèmes abordés étaient libres et se devaient d’apporter des éclairages aussi pertinents que possible au regard de la problématique du concours “les
perceptions de la densité“.
11 vidéos venant de France et d'Espagne ont été soumises au public et au jury qui ont eu le même jugement.
Le POPSU est un passionnant programme de recherche qui s'intéresse aux projets et stratégies urbaines dans 7
agglomérations françaises : Nantes, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Marseille et Toulouse.
On peut regretter la faible participation de Toulouse que cela soit dans le travail de recherche (le colloque prévu a même été annulé) ou lors des premiers colloques (pratiquement aucun
"toulousain" à Nantes et à Bordeaux, à voir ce que cela sera à Lyon en novembre).
Dommage car, en cette période de réflexion sur le nouveau projet teritorial de l'agglomération et de mise en place de la nouvelle communauté urbaine du Grand Toulouse, il y a de quoi
s'enrichir en découvrant et en échangeant avec les autres grandes agglomérations françaises.
Qu'est-ce que le POPSU ?
Objectifs
Comprendre la ville “en train de se faire” - Mise en œuvre de stratégies urbaines dans les projets et opérations
- Pratiques de projet et modes de gouvernance
- Stratégies d’adaptation et de transformation des grandes villes
Partager les connaissances produites - Avec les acteurs de la
ville : responsables politiques, aménageurs, techniciens, gestionnaires
- Avec les chercheurs, enseignants et étudiants
Renforcer la recherche urbaine locale
- Milieu local pluridisciplinaire de recherche sur la ville
- Relations entre les mondes de la recherche et de l’action.
Axes de recherches
Le programme POPSU est organisé selon deux axes :
Dans sept grandes villes partenaires, les équipes de recherche locales ont analysé les projets et stratégies urbaines de chaque aire métropolitaine :
- Analyse rétrospective de projets "achevés"
- Suivi de projets en cours
- Prospective et veille urbaine sur des situations urbaines à fort potentiel à court ou moyen terme.
Cinq thèmes transversaux confiés à d’autres équipes de recherche
ont fait l’objet d’analyses comparatives :
- Fondements socio-économiques des projets et stratégies urbaines
- Gouvernance, systèmes d’acteurs et « maîtrise d’ouvrage urbaine »
- Formes urbaines et organisation de la croissance urbaine
- Prise en compte du développement durable dans les projets et stratégies urbaines
- L’habitat face à la diversité des activités urbaines
Sur ces thèmes, un questionnaire a en outre été adressé aux villes partenaires afin de dégager des éléments de comparaison.
Les conclusions des analyses comparatives sont accessibles à partir des pages correspondantes. Elles font
également l’objet d’une publication de synthèse.
Prendre en compte le risque naturel ou technologique dans la ville, apprendre à le
garer, c'est d'abord revenir sur une histoire urbaine : comment et pourquoi les hommes ont-ils décidé de s'installer ici, dans un site exposé aux éléments naturels, comment l'expansion de la
cité a-t-elle conduit à développer de nouveaux quartiers à proximité d'un site industriel ?
La compréhension de cette histoire permettra de s'interroger sur les capacités
d'évolution de ces lieux souvent dépréciés, parfois guettés par la paupérisation, auxquels leurs habitants restent pourtant viscéralement attachés.
Ce sera alors l'occasion de faire preuve d'inventivité en proposant de nouvelles
fonctions et une nouvelle image à ces territoires.
Le séminaire organisé le 27 février 2009 par le Pôle régional d'échanges sur le
développement et l’aménagement en Midi-Pyrénées (PREDAT) a permis, en s'appuyant sur trois éclairages complémentaires et en croisant les points de vue des chercheurs et des praticiens, de
partager les expériences et d'engager le débat sur un thème au cœur des préoccupations de notre société.
Pour le lire en ligne : cliquez sur l'image
Pour en commander une version papier : contactez l'Apump
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