Introduction

La responsabilité des "fabricants de ville"

"Les bons fabricants de ville, élus, urbanistes, architectes, paysagistes, rajoutent dess choses les unes aux autres, regardent autour d'eux, sont attentifs à ce qui est déjà là, à ce qui se trouve dans son voisinage. Ils ne laissent pas le privé confisquer les trottoirs sans limites, ils préservent l'espace public, ce vide gratuit, autant qu'ils le peuvent. Ils sont précautionneux, un peu prudent peut-être, minutieux sur les détails. Ils se soucient des petites choses : les vues qu'ils créent, les courants d'air, l'ensoleillement, les ombres portées. Ils s'interrogent sur le beau, ils ne le considèrent pas comme un luxe. Ils le partagent. Les bons sont modestes. Ils acceptent de regarder les gens vivre. Et ils corrigent le tir s'il le faut. Ils ont une morale en somme. Ils ne racontent pas aux gens des sornettes sur le bonheur."

C'est par ces mots magnifiques que Sibylel Vincendon termine son livre, "Petit traité des villes à l'usage de ceux qui les habitent".
Je ne sais pas si je suis un "bon fabricant de ville", mais c'est dans cet esprit que le professionnel militant que j'essaie de travailler. Et ce n'est pas facile.
 

 

Nov. 2008

 

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Comprendre

Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 00:16
Petit jeu des 7 différences

Réseau Tisséo à Toulouse en 2009

Réseau Tbc à Bordeaux en 2010

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A priori, rien ne ressemble plus à un plan de transports en commun qu'un plan de transports en commun. Et pourtant...
Pour un utilisateur régulier des transports en commun toulousain, le projet de nouveau réseau bordelais fait envie.
Il ne s'agit pas d'un débat sur les avantages et inconvénients du métro et du tramway qui forment l'armature principale des deux réseaux, mais du maillage de ce bon vieux bus !

A Toulouse, existent plus de 70 lignes régulières de bus, aux horaires et fréquences très variées. Il s'agit d'un réseau en étoile qui rabat les voyageurs vers la croix de métro. Par contre, pour les liaisons transversales, il faudra faire des détours. Bref, à part le métro, le réseau n'est pas très attractif.
L'exemple ci-dessus est d'ailleurs frappant. Des stations de métro des Argoulets (ligne A) et de Borderouge (ligne B), une dizaine de lignes de bus partent dont 8 empruntent le boulevard qui les relient, mais aucune ne fait le lien entre les deux lignes de métro.

Le projet de nouveau réseau bordelais a justement pour ambition de rendre le réseau de transports en commun plus attractif.


Le projet de nouveau réseau

Idées reçues

L'enjeu est clairement de mieux répondre aux besoins du plus grand nombre et pour cela, il faut d'abord lutter contre certaines idées reçues.
Idée reçue n°1
: « L’heure de pointe, c’est aux alentours de 8h00 le matin et 17h00 le soir ».
Idée reçue n°2 : « Pendant les vacances de février,  la ville se vide».
Idée reçue n°3 : « Avec un plan du réseau, on se retrouve toujours».
Idée reçue n°4 : « Le réseau Tbc ne concerne que les habitants de l’agglomération».
Idée reçue n°5 : « Ce n’est pas la peine de desservir les centres commerciaux, les caddies ne sont pas acceptés dans les bus ».
Idée reçue n°6 : « Les déplacements le soir, cela ne concerne que les étudiants et les fêtards ».
Idée reçue n°7 : « Les étudiants sont réfractaires aux transports en commun ».
Idée reçue n°8 : « Presque tout le monde va au centre ville».
Idée reçue n°9 : « Entre le bus et le tramway, tout le monde préfère prendre la tramway».
Idée reçue n°10 : « Les Personnes à Mobilité Réduite peuvent programmer longtemps à l’avance leur déplacement».

La nouvelle architecture du réseau
13 "Lianes", lignes structurantes radiales qui sont liées à au moins 2 des 3 lignes de tramway,qui fonctionnent de 5h à 1h du matin et avec une fréquence de 10/15 mn de 6h30 à 20h30.
8 "Corols", lignes transversales (les lignes bicolore sur le plan) avec une fréquence de 20/30 mn (un peu faible) de 6h à 21h.
8 "Citéis", lignes pour accompagner la mobilité au sein de bassins de vie de proximité. Elles desservent les différentes centralités et équipements aux zones d'habitat.

Et quelques d'autres "petites" mesures à découvrir.

Cela fait pas rêvé ?
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 10 2009 11:35

(mise-à-jour : 19/10/09)


 

Le POPSU est un passionnant programme de recherche qui s'intéresse aux projets et stratégies urbaines dans 7 agglomérations françaises : Nantes, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Marseille et Toulouse.

On peut regretter la faible participation de Toulouse que cela soit dans le travail de recherche (le colloque prévu a même été annulé) ou lors des premiers colloques (pratiquement aucun "toulousain" à Nantes et à Bordeaux, à voir ce que cela sera à Lyon en novembre).
Dommage car, en cette période de réflexion sur le nouveau projet teritorial de l'agglomération et de mise en place de la nouvelle communauté urbaine du Grand Toulouse, il y a de quoi s'enrichir en découvrant et en échangeant avec les autres grandes agglomérations françaises.

 

Qu'est-ce que le POPSU ?

Objectifs

Comprendre la ville “en train de se faire”
- Mise en œuvre de stratégies urbaines dans les projets et opérations
- Pratiques de projet et modes de gouvernance
- Stratégies d’adaptation et de transformation des grandes villes


Partager les connaissances produites
- Avec les acteurs de la ville : responsables politiques, aménageurs, techniciens, gestionnaires
- Avec les chercheurs, enseignants et étudiants


Renforcer la recherche urbaine locale
- Milieu local pluridisciplinaire de recherche sur la ville
- Relations entre les mondes de la recherche et de l’action.


Axes de recherches

Le programme POPSU est organisé selon deux axes :

Dans sept grandes villes partenaires, les équipes de recherche locales ont analysé les projets et stratégies urbaines de chaque aire métropolitaine :
- Analyse rétrospective de projets "achevés"
- Suivi de projets en cours
- Prospective et veille urbaine sur des situations urbaines à fort potentiel à court ou moyen terme.

Cinq thèmes transversaux confiés à d’autres équipes de recherche ont fait l’objet d’analyses comparatives :
- Fondements socio-économiques des projets et stratégies urbaines
- Gouvernance, systèmes d’acteurs et « maîtrise d’ouvrage urbaine »
- Formes urbaines et organisation de la croissance urbaine
- Prise en compte du développement durable dans les projets et stratégies urbaines
- L’habitat face à la diversité des activités urbaines
Sur ces thèmes, un questionnaire a en outre été adressé aux villes partenaires afin de dégager des éléments de comparaison.

Les conclusions des analyses comparatives sont accessibles à partir des pages correspondantes. Elles font également l’objet d’une publication de synthèse.


Pour en savoir plus

Sur les thèmes transversaux

Thèmes Site internet Livre
Developpement durable Analyse comparative
+ Fiches villes
Projets et stratégies urbaines
Regards comparatifs


Un livre passionnant !
Economie Analyse comparative
+ Fiches villes
Habitat Analyse comparative
+ Fiches villes
Gouvernance Analyse comparative
+ Fiches villes
Formes urbaines Analyse comparative
+ Fiches villes



Sur les agglomérations

Villes Site internet Colloque Livre
Nantes Page
Nombreuses fiches sur les projets et thèmes
Mars 2009
Comparatif associé : développement durable
Petite et grande fabrique urbaine
Très intéressant
Bordeaux Page
Nombreuses fiches sur les projets et thèmes
Mai 2009
Comparatif associé : forme urbaine
Bordeaux Métropole, un futur sans rupture
Lille Page
Nombreuses fiches sur les projets et thèmes
Septembre 2009
Comparatif associé : économie
Lille Métropole, laboratoire du renouveau urbain
Lyon Page
Nombreuses fiches sur les projets et thèmes
17 et 18 novembre 2009
Comparatif associé : gouvernance
La production de la ville
Montpellier Page
Nombreuses fiches sur les projets et thèmes
Mai 2010
Colloque de clotûre
A venir
Marseille Page
Deux fiches sur les projets mais pas les thèmes
Mars 2010 A venir
Toulouse Page
Rien !
Colloque annulé ! A priori rien
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 06 2009 12:51
Socio-histoire du vélo dans l'espace urbain, d'une écologie politique à une économie médiatique, c'est le titre de la thèse que soutiendra Marc Rivère le mercredi 1er juillet 2009 à 14h30 à l'Université Toulouse Le Mirail ( Salle des Actes D29 de la Maison de la Recherche).
 
Résumé :
"Hier, désuet et inadapté ; aujourd'hui, en libre service et courtisé. Le récent renouveau du vélo dans l'espace urbain résulte d'un processus initié au cours des années 1970, sous l'impulsion de militants se revendiquant du courant de l'écologie politique. Cette étude vise à comprendre comment cette « cause » naît, gagne ensuite en reconnaissance et bénéficie à de nouveaux acteurs qui en diversifient les usages. En tant qu'objet ne prenant sens que dans l'espace public, et donc, pour s'y affirmer, revendiquant une mutation de cet espace et de ses usages, le vélo met en exergue la permanente transformation de la cité et de ceux qui l'initient. Le regard volontairement porté sur trois villes où dominent les inerties en matière de reconsidération de la domination automobile aide à saisir le rôle majeur des facteurs politiques, culturels, historiques et économiques propres à chaque lieu. Entrer par la cause du vélo met ainsi en lumière l'expression contemporaine d'une société civile en mutation et autorise une lecture approfondie des évolutions de l'espace public urbain lors des trente dernières années."

Un travail original et très intéressant à découvrir
Pour avoir un petit aperçu de son travail, Marc Rivère était intervenu lors du séminaire sur les mobilités organisé par le PREDAT de Midi-Pyrénées l'an dernier.
Son intervention est lisible dans les actes (à partir de la page 19) : les ambiguités et les effets inattendus de la séparation des espaces.
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